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humains à un despotisme et un terrorisme impie»[14], demande
une politique orientée vers la promotion spécifique du sabotage,
l'augmentation des mouvements de résistance, les troubles
industriels et, enfin et surtout, la mise en place de gouvernements
émigrés.
Le peuple américain est allé aux urnes (4 novembre 1952) et a
envoyé au pouvoir le Parti républicain. À quelques exceptions
près, les réjouissances illimitées ont salué la victoire républicaine
dans le monde catholique. Le pape lui-même, apprenant que le
général Eisenhower avait été élu président, se hâta d'envoyer par
câble sa «divine bénédiction sur vous et sur votre administration»
(15). Pavelic, en Argentine, a demandé à tous les Oustachi de
saluer le triomphe républicain. Les prêtres oustachis ont fait des
remerciements spéciaux en Amérique du Sud et du Nord, ainsi
qu'en Europe. Te Deums ont été chantés. La divine Providence
revenait à la rescousse. Il avait mis au pouvoir un gouvernement
américain déterminé à créer des «groupes de travail politiques»
pour libérer les pays «captifs». En effet, établir des "gouvernements
émigrés". Les Oustachi réorganisés n'étaient-ils pas un «groupe de
travail politique»? La Croatie catholique n'était-elle pas un pays
«captif»? Personne ne pouvait nier que le nouveau gouvernement
oustachi de Pavelic était un «gouvernement émigré». Pour
vraiment, Pavelic avait mis en place un nouveau gouvernement
oustachi. Le nouveau gouvernement oustachi avait en effet été
officiellement établi par lui en 1951, en Argentine. Son programme
religieux et politique n'avait pas changé d'un iota de celui de la
vieille dictature oustachi. Avec l'administration républicaine à la
Maison Blanche, avec un général déterminé à une politique
étrangère forte en tant que président, avec une Russie soviétique
préparant des contre-mesures impitoyables, le monde a continué
à se déplacer de plus en plus vite vers la catastrophe. Des groupes