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remarquer aussi, que ceux qui s'efforcent de détourner les pécheurs de leur
mauvaise voie ont dans leurs larmes une éloquence qui est très expressive.
Les pleurs de Whitefield formaient une grande partie de sa puissance ; or, de
même, les pleurs de Khon, Hercule qui se lamente, devaient l'aider
puissamment dans sa victoire sur les Géants.
JUSTIN,
Histoires
, liv. I, ch. I, vol. II, p. 615.
STANLEY, p. 1031, c. I.
ÉPIPHANE,
Adv. Hceres.
, liv. I, tome I, vol. I, p. 7, c.
WILKINSON,
Moeurs et coutumes des Égyptiens
, vol. V, p. 326.
DAMASCIUS,
apud
PHOTIUM,
Bibliothèque
, cod. 242, p. 343.
L'un des passages auxquels je fais allusion se trouve dans les paroles
suivantes de Moses de Chorene dans son
Histoire arménienne
, à propos de
la réponse de Sémiramis aux amis d'Arasus, qu'elle avait égorgés dans une
bataille :
"Diis, inquit, (Sémiramis) meis mandata dedi, ut Arasi vulnera
lamberent, et ab inferis excitarent... Dii, inquit, Araeum lamberunt, et ad
vitam revocarunt."
J'ai, dit Sémiramis, donné l'ordre à mes dieux de lécher
les blessures d'Araeus, et de lui rendre la vie. Mes dieux, dit-elle, ont léché
Arasus, et l'ont rappelé à la vie. (MOSES CHORON, liv. I, ch. 14, p. 42). Si
Sémiramis avait vraiment fait ce qu'elle disait, c'aurait été un miracle. Les
effets de la magie étaient des miracles simulés, et Justin et Épiphane
montrent que les miracles simulés apparaissent aux origines même de
l'idolâtrie. Or, à moins que le miracle simulé de la résurrection des morts par
les arts magiques ne fût déjà notoirement pratiqué à l'époque de Sémiramis,
il n'est pas probable qu'elle eût donné une pareille réponse à ceux qu'elle
désirait se rendre favorables : car d'un côté, comment aurait-elle jamais
pensé à faire une pareille réponse, et de l'autre comment aurait-elle prévu
qu'il obtiendrait l'effet désiré s'il n'y avait pas des croyances populaires aux
pratiques de la nécromancie ? Nous lisons qu'en Égypte, vers la même
époque, on pratiquait des arts semblables s'il faut en croire Manetho.
Manetho dit, d'après Josèphe qu'il (Horus, l'aîné, dont il parlait évidemment
comme d'un roi humain et mortel) était admis en présence des dieux, et
qu'Aménophis désirait obtenir le même privilège (
θεων γενεσθχι θεατην
ωσπεΩρ
, lisait-on dans les vieux manuscrits). JOSEPHUS
contrâ
Apion,
liv. I, p. 932. Cette prétendue admission en présence des dieux implique
évidemment l'usage de l'art magique dont parle le texte.