284
Dans l'office de la croix, elle est appelée l'arbre
de vie, et on enseigne à ses adorateurs à
l'invoquer ainsi :
"Salut, ô croix, bois triomphal,
véritable salut du monde, de tous les arbres il
n'en est point un seul dont les feuille, les fleurs,
les boutons puissent être comparés aux tiens ! Ô
croix, notre seule espérance, augmente la
justice de l'homme pieux, et pardonne les fautes
du pécheur
"
Peut-on croire en lisant le
récit scripturaire de la crucifixion, que ce récit
ait jamais pu se transformer en cette bizarrerie
de feuilles, de fleurs et de boutons, qu'on trouve
dans l'office romain. Mais si on considère que la
croix Bouddhiste, comme celle de Babylone,
était l'emblème certain de Tammuz, qui était
connu comme la branche de gui, ou celui qui
guérit tout, il est facile de voir pourquoi
l'initiale sacrée est couverte de feuilles, et
pourquoi Rome, en l'adoptant, l'appelle, le
"remède qui maintient la santé, guérit les
maladies et fait ce que le pouvoir seul de
l'homme ne pourrait jamais faire".
Or ce symbole païen paraît s'être introduit tout d'abord dans l'Église chrétienne
d'Égypte et dans l'Afrique entière. Une déclaration de Tertullien vers le milieu du
IIIe siècle montre à quel point l'Église de Carthage était alors infectée du vieux
levain
L'Égypte en particulier, qui n'a jamais été entièrement évangélisée,
semble avoir, la première, introduit ce symbole païen. La première forme de ce
qu'on appelle la croix chrétienne, découverte en Égypte sur des monuments
chrétiens, est évidemment le Tau païen, ou signe de vie égyptien. Que le lecteur
lise avec soin ce passage de Wilkinson :
Fig. 45 – Agrandissement de
la tête de la
Relisez,
à propos de la
cérémonie du vendredi saint
à
Rome,
le
culte
de la croix de feu, et vous
verrez le vrai sens de ce culte.