Page 156 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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judéo-chrétienne, sur la conduite à tenir à l'égard des païens convertis, Actes 15:22; sq. Il était peut-être
parent du précédent, de Joseph Barsabas; en tout cas l'Église de Jérusalem le comptait au nombre de ses
membres les plus distingués, et il portait, avec Silas, Agabus et d'autres, le titre de prophète, verset 32.
3.
Le seul fait de sa présentation montre de quelle estime il jouissait dans l'Église.
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BARTHÉLEMI,
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Matthieu 10:3; un des douze apôtres du Seigneur. Jean, dans son Évangile, ne fait jamais mention de
Barthélemi; en revanche il compte Nathanaël au nombre des douze, tandis que les autres évangélistes ne
parlent pas de Nathanaël, mais bien de Barthélemi. De plus, Jean parle de Philippe et de Nathanaël dans
l'ordre où les trois autres placent Philippe et Barthélemi. Nathanaël ligure d'ailleurs au nombre des
apôtres qui se rendirent vers la mer de Tibériade, auprès de notre Sauveur ressuscité, et qui virent la
réintégration de saint Pierre. Enfin le nom même de Barthélemi n'est qu'un surnom signifiant fils de
Thalmaï, comme Bar-Jonas signifie fils de Jonas. Il résulte de ces considérations que, selon toute
apparence, Barthélemi l'apôtre est le même que Nathanaël, q.v.
— D'après la tradition, Barthélemi aurait prêché l'Évangile aux Indes (peut-être sur les côtes occidentales
de l'Arabie); puis il serait retourné dans les contrées occidentales et septentrionales de l'Asie, où il aurait
travaillé quelque temps avec Philippe. Il doit être mort en Arménie, à Albanople, du supplice de la croix,
en recommandant aux païens, jusqu'à son dernier soupir, l'Évangile qu'il leur avait prêché.
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BARTIMÉE.
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Simple et touchante histoire d'un aveugle devenu voyant! Il se tenait assis aux portes de Jérico,
demandant l'aumône. Son nom signifie fils de Timée; et comme on ne prenait guère le nom de son père
que lorsque celui-ci avait occupé un certain rang dans le inonde, il paraîtrait que ce malheureux était né
dans une position bien différente de celle où il se trouvait alors; c'est peut-être à cause de cela que Marc
ne fait mention que de lui, bien qu'il y eût là deux aveugles en même temps.
Cette histoire nous est racontée par trois évangélistes, Matthieu 20:29; Marc 10:46; Luc 18:35; sq., et par
chacun avec quelques détails différents. Quelques auteurs appellent ces divergences des contradictions
inconciliables; ils sont heureux d'y voir une preuve de l'authenticité des livres saints, une preuve que les
évangélistes ne sont pas des faussaires qui se soient concertés. Ce raisonnement, s'il était juste, ne serait
certainement pas sans valeur au point de vue apologétique. Quant à nous, pour la première fois que cette
question se rencontre sur notre chemin, nous le dirons franchement: à supposer qu'il y eût dans les livres
saints quelques erreurs de dates, d'histoire, de géographie, d'histoire naturelle, ou autre de ce genre, cela
ne nous émouvrait nullement, parce que ce que nous cherchons dans la Parole de Dieu, c'est une parole
de salut, et l'annonce d'une économie de grâce: nous n'y cherchons pas autre chose. Dieu même, en nous
donnant son livre, n'a voulu que nous éclairer sur les grandes questions qui se rattachent à notre Âme, à
notre Sauveur, à l'Éternité. Toutefois, et quoiqu'il nous importe fort peu, dans un sens, qu'il y ait ou non
des erreurs matérielles dans la Bible, nous avouons que nous n'en avons pas découvert une seule qui fût
bien constatée. On trouve sans doute ici et là quelques faits racontés sous des points de vue différents, et
avec d'autres détails; on trouve bien encore des expressions employées dans un sens large et étendu: mais
des contradictions, et des contradictions inconciliables, non. Puisqu'on en voit de telles dans l'histoire de
Bartimée, examinons-les. Marc et Luc ne parlent que d'un aveugle, tandis que Matthieu en mentionne
deux. Marc et Matthieu placent le miracle au moment où Jésus sortait, tandis que Luc semble le mettre au
moment où il s'approchait de Jérico. La difficulté n'est pas très grande quant au nombre des aveugles;
l'apôtre Matthieu qui a été témoin de la guérison, n'a pu se tromper; Marc et Luc, qui n'y ont pas assisté,
parlent de celui dont il a été le plus question, qui paraît avoir porté la parole, et qui a le plus frappé; c'est
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