Page 358 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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justes et saintes, comme imposées de Dieu, comme étant par là même la seule source de bonheur pour les
Israélites qui voudront y obéir; il les sanctionnera de son dernier souffle.
La période comprise dans le livre du Deutéronome est de deux mois environ; elle s'étend depuis le
premier jour du onzième mois de la 40e (Deutéronome 1:3, plusieurs éditions portent par erreur 4e) année
de la sortie d'Égypte jusqu'au onzième jour du douzième mois de la même année.
On peut diviser ce livre en quatre parties principales:
1.
Récapitulation de l'histoire des Hébreux contenue dans les livres précédents, chapitres 1-4;
2.
répétition des lois morales, cérémonielles et judiciaires, 5-26;
3.
confirmation de la loi, 27-30;
4.
derniers jours de Moïse; il annonce au peuple que Josué lui succédera dans le gouvernement
général et dans l'autorité; puis il écrit les choses qu'il vient de dire, confie aux lévites et aux anciens le
livre qui contient ses paroles, et ordonne que lecture en soit faite tous les sept ans dans l'assemblée
générale, à la fête des Tabernacles: il termine par un cantique de bénédictions, mais il annonce en même
temps aux Hébreux leurs infidélités futures, et veut que ses dernières paroles soient copiées et méditées
de tous; il monte enfin sur le mont Nébo, où Dieu recueille son esprit et rend à son corps les derniers
devoirs.
Quelques auteurs ont pensé que le Deutéronome n'était pas de Moïse, puisqu'il allait jusqu'à la mort de ce
législateur; mais rien ne justifie une pareille supposition; et l'on peut en détacher le dernier chapitre
seulement, que l'on croit avoir été, dans l'origine, le commencement du livre de Josué.
— Voir: Pentateuque; cf. aussi le commentaire de Calvin, et Hævernick, Einl. in das Ancien Testament
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DEVIN,
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— Voir: Divination.
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DIABLE.
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L’image traditionnelle du Diable et de Satan provient de la mythologie chrétienne, de la légende d’une chute des
anges hypothétique qui n’est aucunement supportée par les Saintes-Écritures.
Ce nom qui signifie en grec accusateur, calomniateur, est celui que le Nouveau Testament donne au
prince des ténèbres, à l'esprit du mal, au tentateur, Matthieu 4:1,5,8,11; Apocalypse 12:9; 20:2; 1 Jean 3:8.
Le plus grand des anges déchus, grandeur sublime tombée, il s'est séparé de Dieu par un premier essai
d'indépendance, qui a été d'autant plus efficace que sa nature était plus relevée; il ne pouvait être
médiocre en s'isolant, mais par là même il s'est perdu: dans sa chute il a cherché et réussi à en entraîner
un grand nombre d'autres, qui l'ont suivi dans son péché et dans sa ruine; il a de même séduit et assujetti
à la condamnation les hommes que Dieu avait d'abord créés droits.
(Terme non traduit qui signifie «jeter sur ou à travers, contredire, séduire, envoyer». Généralement traduit par
"calomniateur"; signifie littéralement un esprit ou attitude de «contrariété humaine», portant aussi les notions de
«concurrence séductrice, enchanteur, contradiction complaisante»; pensées contraires à la volonté de Dieu; attitude
de rébellion, être obstiné contre la grâce de la délivrance en Christ»; se rapporte à l'esprit de la chair (Satan) qui est
le contradicteur, le concurrent ou le rival de l'Esprit de Dieu. Le mot Diable n’implique pas le péché, il désigne
l’influence de la nature humaine qui engendre des actions déterminées, généralement un esprit ou raisonnement qui
porte à la tentation. La tentation elle-même n’est pas péché du temps que l’action n’est pas commise.)
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