Page 396 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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fils de Dénuël, chef de la tribu de Gad, Nombres 1:14.
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ÉLIASIB,
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fils de Jojakim, et souverain sacrificateur de la race d'Éléazar: il succéda à son père sous Xercès, d'après,
Flavius Josèphe. Il commença la reconstruction de Jérusalem après l'exil, et sanctifia les travaux qui furent
faits, Néhémie 12:10; 3:1. Plus tard, et pendant l'absence de Néhémie, peu encouragé par ses grossiers et
charnels compatriotes, il se relâcha, contracta alliance avec l'ammonite Tobija et lui fit même préparer
dans le temple une vaste chambre, espèce de trésorerie où l'on mettait auparavant les dîmes des lévites,
des chantres, des portiers et des sacrificateurs. Néhémie, de retour, mit fin à cette profanation, et jeta les
meubles du païen hors de la maison.
— Quelques-uns ont douté, mais sans motif suffisant, que cet Éliasib fût le même que le souverain
sacrificateur.
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ÉLIE
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(hébreu Éliyahou, mon Dieu l'Éternel), prophète israélite, que Dieu appela à exercer son ministère sous le
règne de l'impie Achab, dans un temps où, sans une intervention divine, le peuple tout entier semblait
près de tomber dans l'idolâtrie. La Bible ne nous dit rien sur sa famille, si sur la première partie de sa vie.
Nous savons seulement qu'il était originaire de Thisbé, en Galilée, 1 Rois 17:1; cf. Jean 7:52. Dieu l'ayant
chargé d'un message qui devait lui attirer la colère d'Achab, la prédiction d'une grande sécheresse, lui
ordonna ensuite de se retirer dans une partie reculée du pays, au bord du Kérith, où il fut nourri d'une
manière miraculeuse, par des corbeaux, parce que le lieu de sa retraite devait être ignoré. Cependant, au
bout d'un an, le Kérith ayant été mis à sec par cette sécheresse qui ravageait le pays, Élie reçut l'ordre de
se rendre à Sarepta en Phénicie, où une veuve devait pourvoir à son entretien; il fallait de la foi
certainement pour se hasarder ainsi à entrer dans le pays de Jésabel, mais la foi d'Élie avait été affermie
par les expériences qu'il venait de faire auprès du torrent, et son espérance ne fut point trompée: non
seulement il trouva un sûr asile dans la maison de cette femme, mais il devint pour elle un instrument de
bénédiction; il la sauva de la famine, rendit la vie à son fils et lui fit connaître le Dieu d'Israël, 1 Rois 17:2;
sq. cf. Luc 4:25. Vers la fin de la quatrième année depuis le commencement de la famine, Élie se rendit
auprès du roi, et lui offrit de lui prouver par une épreuve solennelle que ce malheur devait être considéré
comme un juste châtiment de l'idolâtrie. Plusieurs centaines de prêtres de Bahal furent rassemblés sur le
promontoire de Carmel, en présence du roi et de sa cour, et là le prophète commença par représenter au
peuple l'inconséquence dont il se rendait coupable en cherchant à allier le service de Banal avec celui du
vrai Dieu, et la nécessité de prendre parti pour l'un ou pour l'autre. L'événement devait déterminer ce
choix. Les faux prêtres prient, crient, sacrifient, et se font des incisions dans la chair; mais aucun dieu n'est
là pour répondre. Élie supplie l'Éternel de se manifester, et sa prière est exaucée; le feu du ciel, que les
prêtres idolâtres n'ont pu obtenir par toutes leurs processions et leurs macérations, descend sur l'autel, et
le peuple entier tombe à genoux en s'écriant: «C'est l'Éternel qui est Dieu, c'est l'Éternel qui est Dieu», 1
Rois 18. Ce chapitre peut être appelé l'Histoire de la Réformation d'Israël; on y trouve chez les idolâtres et
chez le prophète les caractères qu'on a remarqués dans le mouvement du seizième siècle. Cependant Élie
ne devait pas s'enorgueillir de ce triomphe; le Seigneur le fit bientôt après passer de nouveau par de
grandes tentations qui devaient le maintenir dans l'humilité; c'est ainsi qu'il agit toujours avec ses plus
illustres serviteurs. Forcé de fuir devant une nouvelle persécution de Jésabel, Élie se rend dans le désert
de Sinaï, où il est saisi d'un profond découragement; mais le Seigneur le relève par une action
symbolique, et lui ordonne d'oindre Hazaël pour roi de Syrie, Jéhu pour roi d'Israël, et de choisir Élisée
pour son successeur dans l'office prophétique; ces ordres impliquaient la promesse que ces trois
personnages seraient les instruments de la miséricorde comme de la justice divine envers son peuple, 1
Rois 19:1; sq. Un peu plus tard, nous trouvons encore le prophète chargé de la pénible tâche d'annoncer à
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