Page 628 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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enfin il se forma une conjuration contre lui, et il périt sous le fer des assassins, 2 Rois 11 et 12:2
Chroniques 23 et 24. Il fit le bien ou le mal, suivant qu'il fut bien ou mal conseillé; il ne manqua pas
d'énergie, mais de volonté, et ce qu'on lui lit vouloir, il sut l'exécuter avec résolution; triste résolution qui
a imprimé à sa mémoire une tache ineffaçable. S'il devait mal finir il eût mieux valu pour lui qu'il n'eût
pas bien commencé.
4.
Joas, fils et successeur de Joachaz, fut le douzième roi d'Israël, et régna seize ans (840-825). Ce que
l'histoire sacrée nous dit de lui nous donne l'idée d'un caractère assez mélangé. D'un côté l'on voit chez
lui un certain courage, un certain degré de foi, quelque confiance, et beaucoup d'estime pour le prophète
Élisée; de l'autre, il paraît avoir suivi les égarements de ses prédécesseurs, et être resté fidèle au culte du
veau d'or. Il pleura quand il apprit que le prophète était près de sa fin; il vint le voir et frappa trois fois la
terre de ses flèches; c'était un oracle, et Élisée lui dit qu'au lieu d'exterminer les Syriens il ne les frapperait
qu'en trois rencontres; il réussit en effet à reprendre aux Syriens quelques villes situées sur la rive droite
du Jourdain, que son père avait perdues, mais il ne poussa pas plus loin ses avantages. Il fut également
heureux contre Amatsia, roi de Juda. Malgré ses efforts pour maintenir la paix, il dut prendre les armes et
pénétra jusque dans Jérusalem, qu'il rançonna, et qu'il laissa ainsi appauvrie et ruinée à son roi naturel,
dédaignant de le détrôner, 2 Rois 13:9-25; 14:1-18; 2 Chroniques 25.
— À tout prendre, pour un roi d'Israël, il n'a pas été un mauvais roi, et sa mémoire ne doit pas être sans
estime. Son nom est rappelé Osée 1:1; Amos 1:1.
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JOB.
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L'idée principale de tout le livre qui porte le nom de Job, revient à cette question dont plusieurs autres
documents de la littérature hébraïque se sont aussi occupés, l'Ecclésiaste par exemple: Pour quoi l'homme
le plus pieux est-il souvent le plus souffrant, tandis que les plus méchants peuvent se réjouir dans
l'abondance du bonheur? L'auteur répond à cette question, non par le raisonnement, mais par une
résignation pieuse; il n'en sait rien: c'est une hardiesse coupable de se permettre des jugements sur les
intentions cachées de Dieu, parce que l'expérience montre toujours que si Dieu impose des souffrances
aux hommes pieux, ces souffrances servent à leur véritable bien, et seront pour eux la source de joies
d'autant plus grandes, d'autant plus excellentes; il y aurait, par conséquent, de l'injustice à tirer du
bonheur ou du malheur d'un homme des conclusions à l'égard de ses dispositions morales.
Cette idée n'est pas développée seulement par une théorie, elle est mise en action et présentée d'une
manière visible, sous une forme d'histoire. La Providence, dans ses conseils, choisit un fils de cette terre
pour réaliser par ses épreuves la vérité de sa sagesse et de sa bonté. Cette personne est empruntée à
l'antiquité la plus reculée; les charmes qu'ont pour lui les lieux où ont vécu ses ancêtres l'entourent; Job, le
riche patriarche, l'heureux père, l'émir de l'Arabie, devient le plus malheureux des mortels; sa piété
grandit avec son malheur; au milieu des maux qui l'accablent il ne murmure pas, il reste un modèle de
patience jusqu'au moment où l'on vient attaquer sa droiture et sa piété elle-même.
Les trois amis de Job représentent les jugements du monde: ils répètent sans cesse, et sous différentes
formes, que Dieu fait du bien aux bons et du mal aux méchants. Cette pensée peut être vraie en elle-
même, elle peut être juste, elle est fausse dans certaines limites, dans l'application qu'ils en font; ils
méconnaissent la piété de Job parce qu'ils ont des idées fausses sur ce qu'est la vraie piété, et Job remporte
la victoire sur eux sans avoir cependant entièrement raison lui-même. La vérité est entre les deux. Élihu
survient alors, il entre en scène et fait des reproches aux deux partis; il montre à Job ses torts, c'est qu'il
s'est cru innocent, et s'est regardé comme Dieu; Job a discuté avec sa propre justice, aussi bien que ses
amis. Élihu est donc destiné à humilier Job; il prépare ainsi l'apparition de Dieu lui-même, qui, dans une
brillante théophanie et dans un discours plein de majesté, déclare qu'il est le seul souverain, montre à Job
les miracles de la nature et les merveilles de la création, et lui reproche d'avoir osé entrer en lutte avec lui.
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