basse, porte le nom d'Amana q.v. L'Antiliban est souvent compris sous la désignation générale de Liban;
Cantique 7:4; Josué 13:5.
— Voir: Liban.
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ANTIMOINE.
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C'est par ce mot que nous croyons devoir traduire l'hébreu Pouk, 2 Rois 9:30; Jérémie 4:30, etc., que nos
traductions rendent par fard. Les femmes se servaient, en effet, d'une composition d'antimoine et de zinc
dont elles se noircissaient le bord des paupières, pour donner plus de relief au blanc de l'œil et ajouter
ainsi à la beauté des yeux. Les propriétés astringentes de l'antimoine contractant aussi les paupières, font
paraître les yeux plus larges, plus tendres et plus languissants, et les rendent semblables à ceux de la
gazelle, que l'on regarde en Orient comme de la plus grande beauté. Pour appliquer ce fard, les femmes
se servent d'une plume ou d'un poinçon d'argent ou d'ivoire, bien poli et long d'environ deux pouces,
dont elles mouillent la pointe, et qu'elles plongent dans une boîte remplie d'une poudre d'antimoine, de
parfums et d'autres ingrédients; puis elles le font glisser légèrement entre les paupières fermées: la
poudre se dépose ainsi sur toute la largeur de la paupière et sur les coins des yeux (— Voir: Hussel, Hist.
nat. d'Aleppo; Niebuhr, Descrip. de l'Arabie; Savary, 10e lettre sur l'Égypte). Anciennement les femmes
hébraïques pratiquaient aussi cette coutume. C'est ainsi que Jézabel, pour se montrer à Jéhu, 2 Rois 9:30,
farda ses yeux, ou, plus littéralement, «mit ses yeux dans du fard.» Le prophète Ézéchiel, 23:40,
représente Israël sous l'image d'une femme coquette qui se farde les yeux. Et le nom d'une des tilles de
Job (42:14), Kerem-Happuch, qui signifie cornet à fard, prouve que cette coutume était déjà fort ancienne.
Les momies de femmes égyptiennes ont ordinairement près d'elles un flacon de fard d'antimoine, et
Xénophon (Cyrop. 1, 15), rapporte que le roi efféminé Astyage avait aussi l'habitude de se farder les yeux.
Clément d'Alexandrie, un des Pères de l'Église (Pédag. 3, 2), mentionne également cette coutume, et
Tertullien (de cultu fœm.) se récrie contre les femmes de son temps qui aimaient mieux se farder les yeux
avec le fard du diable que de les oindre avec le collyre de Christ.
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ANTIOCHE.
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Séleucus Nicator, le premier monarque syro-grec, fonda seize villes de ce nom, en mémoire de son père
Antiochus; mais l'Écriture ne parle que de deux d'entre elles.
1.
La capitale de la Syrie. On pense qu'elle fut bâtie sur l'emplacement où se trouvait la ville de
Ribla, au pays de Hamath, 2 Rois 23:33; 25:6,20-21, où Nébucadnetsar demeura pendant une partie du
siège de Jérusalem, où il fit mourir une partie des enfants de Sédécias, creva les yeux de ce prince lui-
même, et priva de la vie quelques-uns des principaux de Juda. Cette ville était située sur les deux rives de
l'Oronte, à environ 27 kilomètres de la mer et d'Alep. Près de là se trouvait le fameux temple de Daphné,
un des plus célèbres lieux de refuge qu'il y eût à cette époque. La ville d'Antioche avait environ 15
kilomètres de tour; elle servait de résidence aux successeurs d'Alexandre dans cette partie de son vaste
empire, et fut une des plus riches et des plus florissantes villes du monde. On peut dire qu'elle était la
capitale de l'Orient romain. Les Juifs y obtinrent égalité de droits avec les Grecs; Vespasien, Titus et
d'autres empereurs la comblèrent d'honneurs et de franchises.
— Ce fut là que Paul et Barnabas annoncèrent les premiers l'Évangile, Actes 11:19-27; qu'Agabus prédit
une grande famine, ibid, verset 28; que Pierre essaya un instant de dissimuler ses vrais sentiments en
refusant de manger avec les païens, Galates 2:11-12, et que les disciples du Rédempteur reçurent pour la
première fois le nom de chrétiens, Actes 11:26. Antioche devait être le premier centre des missions
païennes; la seule vue humaine pouvait déjà le faire présumer; ses rapports avec les Grecs et les habitants
de l'Asie Mineure étaient plus fréquents et plus naturels que ceux d'une ville juive: des hommes
considérés, tels qu'un Simon Niger, un Lucius de Cyrène, un Manahem élevé à la cour, 13:1, y
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