— Voir: Abel-Mitsraïm.
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ATHALIE
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(heure de l'Éternel). On devrait écrire Hathalie; mais Racine a immortalisé une orthographe fautive, et
peut-être plus harmonieuse; c'est presque maintenant le seul nom connu de cette méchante reine. Elle
était petite fille de Homri, et fille d'Achab et de Jézabel; elle épousa Joram roi de Juda, et sut entraînera
l'idolâtrie son époux, et son fils Achazia, 2 Rois 8:18,26. (884 avant J.-C.). La révolution de Jéhu ayant fait
périr la famille entière d'Achab, et avec elle Achazia, qui se trouvait alors à Samarie, Athalie s'empara du
trône laissé vacant par la mort de son fils et, pour s'en assurer la possession, elle extermina toute la race
royale. Joas, son petit-fils, encore à la mamelle, échappa seul au massacre, grâces aux soins d'une tante,
Jéhosébah, sœur de son père. Caché dans le temple, et secrètement élevé pendant six ans par son oncle
Jéhojadah, souverain sacrificateur, il est proclamé roi à l'âge de sept ans. Les cris de vive le roi éveillent
l'attention de la régente usurpatrice; elle accourt, elle regarde, elle voit dans le temple un roi déjà oint de
l'huile sacrée et assis près de la colonne selon la coutume des rois; les capitaines, les sacrificateurs et tout
le peuple font entendre des cris de joie qui se mêlent au bruit retentissant des trompettes. Elle s'écrie
conjuration! conjuration! elle déchire ses vêtements, elle voudrait recourir aux quelques créatures qui lui
sont restées fidèles; mais sa dernière heure a sonné: seulement le souverain sacrificateur ne permettra pas
qu'on mette à mort cette profane dans la maison de l'Éternel; on la chasse du temple, et en rentrant dans
son palais, elle trouve le châtiment qu'elle a si justement mérité, 2 Rois 11; 2 Chroniques 23.
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ATHÈNES,
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ville célèbre de la Grèce, située dans une plaine délicieuse, à environ 40 kilomètres est de Corinthe. Elle
passe pour avoir été bâtie 1580 ans avant la naissance de Jésus, c'est-à-dire à peu près au temps du séjour
de Moïse en Égypte; mais il est probable que c'est placer cette origine quelques siècles trop tôt. Athènes
fut d'abord gouvernée par des rois de la famille de Cécrops, égyptien, son fondateur. Au bout de 487 ans,
à la mort de Codrus, les Athéniens se donnèrent pour chefs les Archontes, espèce de magistrats nommés
d'abord à vie, puis pour dix ans seulement, puis enfin pour un an, et dont le pouvoir ressemblait
beaucoup à celui des rois. Ils finirent par se constituer en démocratie pure, sous Solon, vers 588. Quatre
siècles plus tard, les Athéniens, qui étaient tombés sous la puissance des rois de Macédoine successeurs
d'Alexandre, subirent avec eux le joug des Romains; ils le portaient encore aux jours de notre Seigneur.
Athènes brilla de bonne heure, au sein du monde idolâtre, par ses succès dans les sciences et dans les arts.
Peu de villes donnèrent le jour à plus d'hommes illustres, et jouirent de plus de gloire. La littérature et les
beaux arts y survécurent à la ruine de sa puissance et de sa liberté: Athènes demeura longtemps le centre
des sciences, et de toutes parts on allait à l'école de ses grands maîtres, puiser cet atticisme dont les
Romains eux-mêmes faisaient tant de cas. Ce fut aussi l'une des villes où le paganisme prit le plus de
développements, et où il se formula de la manière la plus précise. Jaloux d'adorer tous les dieux, sans en
excepter aucun, les Athéniens avaient, par surcroît de précaution, élevé un autel au Dieu inconnu, Actes
17:23, ou plutôt à un dieu inconnu. Peut-être même existait-il plusieurs autels consacrés aux divinités
étrangères et inconnues. Saint Paul, avec cette habileté, cet à propos, cette argumentation ad hominem qui
le caractérise à un si haut degré comme orateur, rattache à ce fait qu'il a sous les yeux, et qui est bien
connu des Athéniens, tout ce qu'il veut dire à cette population légère et distraite. Il ne veut pas leur
annoncer quelque nouvelle étrange, inattendue; mais ce Dieu inconnu dont les Athéniens semblent
attendre qu'il se manifeste, saint Paul le connaît et veut le leur faire connaître aussi. Ses auditeurs,
d'accord avec Paul sur le point de départ, et piqués par la curiosité de savoir quelles conclusions il tirera
de ses prémisses, l'écoutent avec attention, et entendent l'Évangile; mais, comme toujours, peu d'entre eux
le reçurent, et lorsque l'apôtre vint à parler de la résurrection, ils se dispersèrent en se moquant.
Quelques-uns crurent la Parole, Denys l'aréopagite, Damaris, et d'autres; la plupart la rejetèrent.
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