mis en route avec eux, les avait abandonnés pour retourner chez lui, refusa de le prendre, et les deux
apôtres se séparèrent aigris l'un contre l'autre: Paul partit avec Silas, et Barnabas prit une autre direction
dans la compagnie de Marc. Ils se rendirent en Chypre, et dès lors nous ne connaissons plus rien, du
moins par la Bible, de la vie et des travaux de cet homme auquel le Saint-Esprit a accordé le titre d'apôtre.
Cependant, environ huit ans après cette séparation, saint Paul, écrivant aux Corinthiens, leur parle de son
ancien collègue dans l'apostolat, comme on parle d'un homme qui est encore vivant et dont on connaît
bien la situation.
— Voir: Actes 11:22; 18:37; Galates 2:1,9,13; Colossiens 4:10; 1 Corinthiens 9:6, et les articles Paul et Marc.
— Voir: encore Cypre.
L'antiquité nous a conservé une lettre «lui porte le nom de Barnabas; l'auteur y expose que le culte
lévitique n'est pas essentiel pour les chrétiens. Cette épître tient le milieu entre le christianisme judaïque
et les vues philosophiques de l'école d'Alexandrie. Il faut d'après l'auteur qu'une gnôsis découvre le sens
de l'Ancien Testament et convainque les Juifs de leur erreur; il faut que les Juifs apprennent que les
cérémonies ne sont que des symboles. La tendance gnostique de cette lettre l'a fait attribuer à un docteur
d'Alexandrie; d'un autre côté, il s'y trouve beaucoup de traits chrétiens qui montrent un homme qui a
habité avec les apôtres. Néandre la refuse à Barnabas, mais la plupart des anciens Pères la lui attribuent,
et les arguments semblent, en effet, pencher de ce côté.
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BARRABAS,
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(fils du père)
brigand fameux qui était avec ses complices en prison à Jérusalem, pour crime de sédition et de meurtre,
lorsque notre Seigneur y fut jugé et condamné au supplice de la croix. Le peuple, invité à choisir entre
Jésus et Barrabas, à l'un desquels Pilate offrait de faire grâce suivant un usage qui avait prévalu,
demanda, à l'instigation des principaux sacrificateurs, que Barrabas fût relâché et Jésus-Christ crucifié.
Cette petite histoire, si effroyable dans sa simplicité, se présente comme une muette condamnation de
l'humanité prononcée par elle-même contre elle-même. Barrabas portait, lui aussi, le nom de Jésus, et ce
n'est que par un sentiment de convenance charnelle qu'on l'a fait disparaître du texte sacré. Son nom
même de Barrabas (Bar-Abba) signifie le Fils du Père, et c'est entre ces deux Jésus, entre ces deux Fils du
Père, que le peuple ayant eu à se prononcer, a condamné le juste et relâché l'assassin. Le professeur
Tholuck a tiré un grand parti de ce rapprochement, et s'est attaché, dans un de ses sermons académiques,
à montrer combien il y a d'hommes, de nos jours encore, qui, au lieu de s'attacher au Jésus Dieu, lui
préfèrent un Jésus homme et pécheur comme nous: ce sont les ariens et les sociniens, ceux qui le sont par
système, et ceux qui le sont par indifférence.
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BARSABAS.
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1.
Joseph Barsabas, surnommé le Juste, fut un des premiers disciples de Jésus-Christ, et
probablement un des soixante et dix qu'il envoya devant lui, Actes 1:21-23. Ce fut entre lui et Matthias
que les apôtres jetèrent le sort pour remplacer Judas le traître, mais le sort ne le favorisa pas. Nous ne
connaissons d'ailleurs rien de particulier sur sa vie. La tradition porte qu'il mourut en Judée, après avoir
beaucoup souffert pour l'Évangile.
2.
Judas Barsabas, que l'Église de Jérusalem députa avec Paul, Barnabas et Silas, auprès des autres
Églises, pour leur faire connaître les résolutions qui venaient d'être prises par le concile de la métropole
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