stimuler leur courage et leurs forces; 1 Samuel 7:9; 13:8; Deutéronome 20:2; 2 Chroniques 20:20. Les
trompettes donnaient le signal de l'attaque, et ce signal était chez les Hébreux comme chez tous les
peuples de l'antiquité, et même chez quelques peuples modernes, suivi d'un cri effroyable poussé par
l'armée entière, 1 Samuel 17:20; Ésaïe 42:13; Sophonie 1:14; Jérémie 50:42; Ézéchiel 21:22 (cf. Iliad. 3, 3; 4,
452; 2, 144; 394. Tite-Live 5, 39. Tacit. Germ. 3. — Voir: encore la plupart des anciennes batailles de la
Suisse, Morgarten, Sempach, etc.)
— L'ordre de bataille était tout à fait simple, et la tactique n'avait guère d'autre complication que la
division de l'armée en trois corps ou ailes, Juges 7:16,19; 1 Samuel 11:11; 2 Samuel 18:2 (cf. Ésaïe 8:8; et Job
1:17), quelque fois quatre, 2 Maccabées 8:21. Après quelques flèches tirées, le combat commençait corps à
corps, les guerriers retroussaient leurs vêtements et mettaient leurs bras à découvert, Ézéchiel 4:7; Ésaïe
52:10.
On voit une fois deux guerriers décider en combat singulier du sort des armées dont ils sont les
représentants, David et Goliath, 1 Samuel 17; cf. encore 2 Samuel 2:14. Les ruses de guerre sont peu
nombreuses et peu variées dans l'histoire juive; on remarque l'attaque subite de Gédéon, Juges 7:16, les
embûches, Josué 8:2,12; Juges 20:36; 1 Samuel 15:5, les surprises, 2 Samuel 5:23, enfin l'espionnage, Josué
6:22; Juges 7:10; 1 Samuel 26:4; etc. (cf. 2 Rois 7:12). Les Hébreux avaient de plus l'habitude, pour assurer
le succès de leurs armes, de porter avec eux l'arche de leur alliance, 1 Samuel 4:4; cf. 1 Samuel 5:11.
L'antiquité tout entière s'est montrée barbare à l'égard des vaincus, les Hébreux n'ont pas fait exception à
cette règle; on tranchait la tête au général ennemi, Juges 7:25; 1 Samuel 17:54; 31:9, on pillait et saccageait
tout ce que l'on pouvait atteindre, 1 Samuel 31:8, les prisonniers étaient, ou emmenés en esclavage,
Deutéronome 20,14; ou mis à mort, Juges 9:45, et quelquefois d'une manière cruelle, 2 Samuel 12:31; 2
Chroniques 25:12; cf. Juges 8:7, ou enfin mutilés, Juges 1:6; 1 Samuel 11:2. On exerçait les mêmes rigueurs
contre les femmes et contre les enfants, même contre les tout petits enfants, que l'on écrasait et broyait sur
des rochers ou au coin des maisons, 2 Rois 15:16; cf. 8:12; Ésaïe 13:16; Amos 1:13; Osée 10:14; 13:16;
Nahum 3:10. On coupait les jarrets des chevaux, 2 Samuel 8:4. Les villes étaient brûlées ou détruites, Juges
9:45, et les temples des dieux étrangers anéantis, 1 Maccabées 5:68; même les champs et les campagnes
étaient ravagés, 1 Chroniques 20:1; 2 Rois 3:19,25. Puis on célébrait la victoire par des cris de joie, des
chants de triomphe et des danses, Juges 5; 1 Samuel 18:6; 2 Samuel 22:1; Juges 16:24, et l'on dressait
quelque monument commémoratif, 1 Samuel 15:12; 2 Samuel 8:11. Il paraît même que l'on déposait dans
le temple en guise de trophées, et comme mémorial de l'assistance du Très-Haut, les armes enlevées à
l'ennemi, 1 Samuel 21:9; cf. 13:10; 2 Rois 11:10; 1 Chroniques 10:10; cf. Virgile Æneid. 7, 183. Tacit. Ann. I,
59, 2. Des récompenses étaient accordées à ceux qui s'étaient distingués par des faits d'armes, Josué 15:16;
1 Samuel 17:25; 18:17; 1 Chroniques 11:6; cf. 2 Samuel 18:11. La garde de David paraît avoir été un poste
d'honneur accordé aux plus vaillants, 2 Samuel 23:8. L'armée honora de bonne heure par un deuil officiel,
ses chefs tombés dans la bataille, 2 Samuel 3:31, on les ensevelissait avec leurs armes (Ézéchiel 32:27); en
général c'était aux soldats survivants de donner la sépulture à ceux de leurs camarades qui avaient
succombé, 1 Rois 11:15.
— Voir: encore Armée, Armes, Camp, Forteresse. Nombres, Sabbat, etc.
Il y a quelque chose de choquant pour la piété, dans le nombre et le caractère des guerres des Israélites.
On peut les expliquer, on peut même les justifier, puisque la plupart de ces guerres ont été commandées
de Dieu même; elles avaient un caractère théocratique; c'était le règne du Seigneur que les Israélites
établissaient, en défendant leur territoire, et en détruisant leurs ennemis; ils se battaient, à leur point de
vue, pour la bonne cause. Mais quoi qu'on dise et qu'on fasse, la guerre, ce meurtre en grand, ce meurtre
organisé, la guerre qui représente en morale la haine, et en justice le droit du plus fort, la guerre n'a pu
être, même pour Israël, qu'une concession divine, aux circonstances peut-être, ou à l'endurcissement et au
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