la lycanthropie, pendant laquelle l'homme n'a plus de l'homme que les instincts animaux; se croyant
changé en bête, en loup, en chien, en bœuf, il abdique son cœur et sa raison, et cesse d'être lui-même: c'est
un animal. Les absurdes imaginations des rabbins sur la métamorphose physique de Nébucadnetsar en
bœuf, sont dès longtemps oubliées ou tombées dans le ridicule, et de grossières illustrations bibliques en
conservent seules le souvenir. Lorsque le sens lui revint, il était guéri de sa folie, et l'on ne peut
qu'admirer la touchante et noble confession de foi par laquelle commence en lui le retour à la raison; il
s'humilia en adorant la main qui l'avait frappé, et son nom se place à côté de celui des Naaman, des
Darius, des Cyrus et de tant d'autres païens pour qui l'Éternel a fait luire au milieu des ténèbres la foi à
un seul Dieu. Plusieurs de ces grands conquérants, après avoir été des verges dans la main divine, ont
reconnu vers la fin de leurs jours, la main qui les avait conduits, et à côté de Nébucadnetsar se place
naturellement, et sous ce rapport aussi, le nom de Napoléon le Grand.
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NÉBUZAR-ADAN,
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2 Rois 25:8; Jérémie 39:9; 52:12, général de l'armée de Nébucadnetsar, attaché au service de la personne
royale et l'un de ses principaux ministres. Il fut chargé par son maître absent, de présider au sac de
Jérusalem, 568 avant J.-C., un mois environ après que cette ville eut été prise pour la troisième et dernière
fois par le roi de Babylone: il s'acquitta de sa tache en soldat, il dépouilla d'abord la ville et le temple de
tous les trésors qui y restaient, puis il mit le feu à tout ce qui pouvait brûler; les édifices publics, le temple
et toutes les maisons devinrent la proie des flammes; les remparts furent démolis et il ne resta plus que
des cendres et des ruines sur l'emplacement où florissait naguère la sainte cité. N'ayant plus rien à faire
en Judée, il donna l'ordre du départ, classa les prisonniers, chargea les riches dépouilles après avoir mis
en pièces les ornements du temple qui ne pouvaient être emportés que par morceaux, partagea les terres
entre les misérables habitants qu'il laissait en arrière sous le gouvernement de Guédalia, donna la liberté à
Jérémie et à Baruc, selon les ordres qu'il avait reçus, et partit pour la Babylonie.
— Il paraît que plus tard encore, lors du siège de Tyr, il revint en Judée, et qu'il essaya, peut-être pour
venger la mort de Guédalia, de faire de nouveau la guerre aux Juifs, mais ceux-ci s'étaient déjà retirés en
Égypte, il ne pouvait plus y avoir de guerre; une apparition suffisait au milieu de ces populations cinq
fois décimées, et Nébuzar-Adan ne put emmener que 745 prisonniers, Jérémie 52:30.
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NÉCO, Nécho ou Néchos,
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l'un des Pharaons, roi d'Égypte, et contemporain de Josias, 2 Rois 23:29; 2 Chroniques 35:20. Fils de
Psamméticus, il était le sixième roi de la 26e dynastie, celle des Saïtes. Il est connu dans l'histoire profane
par l'entreprise qu'il fit d'un canal de communication entre le Nil et la mer Rouge, entreprise qu'il dut
abandonner après que 20,000 ouvriers eurent péri dans ce travail gigantesque, et par le voyage de
circumnavigation qu'il fit faire autour de l'Afrique par des Phéniciens qu'il avait à son service; partis de la
mer Rouge, ils revinrent au bout de trois ans par la Méditerranée, racontant à leur retour qu'en faisant
voile autour de l'Afrique, ils avaient vu le soleil levant à leur droite, ce qui, ajoute Hérodote, ne me parait
nullement probable.
— Voir: Hérodote 2, 158; 4, 42.
— Ce qui est raconté de son histoire dans la Bible, présente plusieurs petites difficultés chronologiques
qui laissent dans le vague la marche générale de son expédition, et ne permet pas d'en indiquer les détails
d'une manière sûre. Jaloux peut-être de la grandeur naissante du royaume de Babylone, il résolut de
l'affaiblir avant qu'il s'élevât davantage, et se mit en route pour Circésium sur les bords de l'Euphrate.
Deux chemins se présentaient devant lui; en prenant le plus court, il violait le territoire de Juda et risquait
de trouver sur son passage un obstacle qui l'eût arrêté en même temps qu'il eût donné l'éveil à son
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