Page 990 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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son usage une collection ou compilation des meilleures maximes des auteurs contemporains ou
antérieurs, est abandonnée. Celle de De Wette, qui s'appuie sur Théodore de Mopsueste seul, et sur le
scepticisme le plus radical, n'a guère de partisans: le principal argument qu'il oppose à l'unanimité de la
tradition, se rapporte à la description de la vie privée et de la vie champêtre que l'on trouve dans
plusieurs morceaux de ce livre, vie que Salomon, dit-il, ne pouvait pas connaître, Einl. § 281. Mais, outre
que les sujets de ses trois mille paraboles et de ses cinq mille cantiques durent être extrêmement variés,
outre que le cœur plein de sagesse et de génie dont Dieu l'avait doué, devait faire de lui un des hommes
les plus versés dans toutes les connaissances humaines qui furent jamais, il est fait une mention spéciale
de ses études en histoire naturelle, et, dans la pratique, l'histoire naturelle n'est pas loin de la vie
champêtre. Le Cantique des Cantiques, que nous avons reconnu être de Salomon, est une nouvelle
preuve de la facilité avec laquelle le puissant monarque de Juda savait descendre aux détails de la vie des
champs.
On ne saurait déterminer avec certitude à quelle époque de sa vie Salomon a prononcé ces sentences. Les
Hébreux disent que le Cantique est l'ouvrage du jeune homme, les Proverbes celui de l'homme fait,
l'Ecclésiaste celui du vieillard. Jérôme et Cyrille veulent que ces deux derniers ouvrages aient été
composés après sa chute et son relèvement. Ce qui est probable, comme le dit Heidegger, c'est que les
Proverbes ne furent l'ouvrage ni d'un mois, ni d'une année; et peut-être vers la fin de sa vie mit-il lui-
même en ordre de sa propre main les 24 premiers chapitres, comprenant des maximes qu'il avait
énoncées et peut-être écrites en divers temps.
Luther fait remarquer combien c'était un homme «excellent, sage et fin, «que ce roi Salomon, qui, au
milieu de toutes les occupations que lui imposaient les affaires de son royaume, ne dédaignait pas
d'entreprendre l'œuvre d'un instituteur de la jeunesse, et de donner à celle-ci des directions dans l'étude
de la plus nécessaire de toutes les sciences. Un autre homme pieux disait que chaque fois qu'il se trouvait
dans quelque circonstance difficile où son devoir ne lui paraissait pas clairement tracé, il se mettait à lire
les Proverbes d'un bout à l'autre, bien sûr d'y trouver le conseil dont il avait besoin.
Le livre des Proverbes est fréquemment cité dans Je Nouveau Testament; plusieurs passages lui sont
empruntés, Luc 4:8,10; Romains 12:20; Jean 1:1; Jacques 1:19; 2:1; 4:6,13; 5:1,20; Hébreux 12:5-6; 1 Pierre
4:8,18; 5:5.
Parmi les commentaires à consulter, on peut indiquer surtout celui de Mélanchthon, et celui d'Umbreit;
C. B. Michaélis et Rosenmuller renferment aussi de bonnes explications. M. Vivien a donné une
traduction française du livre des Proverbes.
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PSAUMES,
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(hébreu Sépher Thehillim, livre des hymnes, ou des louanges). Cet admirable ouvrage, dont l'éloge
épuiserait toutes les épithètes, si celle d'ouvrage inspiré de Dieu ne faisait pas sa plus grande beauté, et ne
résumait pas tout ce que l'on peut dire et sentir de plus profond, a été dans tous les siècles l’objet d'un
amour et d'un respect tout particulier dans l'Église. C'est une bibliothèque spirituelle, dit Cassiodore, où
l'on rencontre tout ce qui est nécessaire pour le salut. Il contient un abrégé de tout ce que l'on trouve dans
les autres livres, dit saint Augustin. Et Ambroise: L'histoire sacrée nous instruit, la prophétie annonce
l'avenir, les corrections répriment les méchants, la morale persuade; mais les Psaumes produisent tous ces
effets à la fois: l'utile et l'agréable y sont partout si sagement mêlés qu'il est difficile de décider lequel des
deux l'emporte sur l'autre. Saint Athanase écrivant à Marcellin, et lui recommandant la lecture des
Psaumes, dit que telle partie des Écritures nous porte à imiter le bien dont telle autre nous donne
l'exemple ou le précepte, mais qu'en lisant les Psaumes, il semble que ce soient nos propres prières et nos
propres désirs que nous exprimions; ce volume, ajoute-t-il, est comme un paradis dans lequel on trouve
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