Page 173 - LE MANUEL DE LA BIBLE

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Ainsi, l'Assyrie est mentionnée dans Gen., X, 11, 12; puis quinze siècles
s'écoulent sans que l'Ecriture en reparle, jusqu'aux jours de Ménahem, roi
d'Israël, ou pour la première fois nous voyons cette puissance idolâtre en
contact avec le peuple de Dieu. Il n'est de même rien dit de l'Egypte entre les
jours de Moïse et ceux de Salomon. L'histoire ancienne de ces deux peuples est
extrêmement obscure, et la Bible eût pu rendre, par quelques détails, de
grands services à la science; mais ces détails étaient inutiles au salut de
l'homme comme à l'histoire de l'Eglise, et rien dans l'Ecriture n'est écrit pour
nous distraire du grand objet pour lequel l'Ecriture nous a été donnée.
La même chose peut se dire des livres prophétiques. Ils sont tous ou moraux
on messianiques, ou l'un et l'autre à la fois. Ils eussent pu être davantage sans
que la preuve qu'ils offrent de la divinité des Ecritures en fût affaiblie. Le don
prophétique et le don d'enseignement moral eussent pu être séparés, mais ils
ne le sont pas. Tout ce qui, en fait «oracles, n'eût servi qu'à satisfaire notre
curiosité naturelle est subordonné à la sainteté morale. Le prophète est en
même temps le docteur, et l'histoire de l'avenir, qui est la prophétie, devient,
comme l'histoire du passé, le message conducteur de la vérité évangélique et de
la régénération spirituelle.
De même encore pour tout ce qui concerne le Christ, le Messie. Ce qui est dit
de la dignité de sa personne a un rapport direct et constant avec nous,
hommes pécheurs, et concerne notre salut. S'il apparaît comme la lumière du
monde, c'est pour nous conduire dans le chemin de la paix; s'il est l'Agneau de
Dieu, c'est pour nous racheter par son sang; s'il est monté aux cieux, c'est
comme intercesseur pour nous auprès du Père. Nous l'appelons à juste titre le
Fils de Dieu; lui-même, plein de sympathie et rempli du sentiment de son
oeuvre, aimait à s'appeler le Fils de l'homme, un nom que ses apôtres ne lui
ont jamais donné.
.
§ 67. Règles pratiques.
- L'Ecriture-Sainte, révélation des vérités religieuses,
écrite pour une nature déchue et coupable, ne doit donc être étudiée qu'au
point de vue de la rédemption et de la sanctification. Sans doute, elle peut