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Césarée qui y adapta ses tables de référence, appelées de son nom les canons
d'Eusèbe (315 à 340 après Jésus-Christ). Une autre division des Evangiles,
contemporaine de celle-ci, la division par titres, n'est pas parvenue jusqu'à
nous: les sections en étaient plus grandes.
Dans la dernière partie du même siècle (360), Chrysostôme parle de l'usage
d'écrire les manuscrits des saintes Ecritures sur les parchemins les plus fins et
les plus tendres, et avec des lettres ornées §or ou d'argent.
Vers l'an 458, Euthalius, diacre d'Alexandrie, publia une édition des lettres de
Paul, en y ajoutant des sommaires dont il n'est pas l'auteur, mais qu'il
emprunta d'un autre. En 490, il divisa les Actes et les épîtres catholiques en
sections et en composa lui-même les sommaires. Il fait connaître aussi qu'il
introduisit les accents dans tous les manuscrits qui se firent sous sa direction;
mais cette coutume ne devint guère générale que vers le sixième siècle. Ce fut
lui qui ajouta à la fin des livres du Nouveau-Testament ces notices ou
indications, quelquefois démenties par le contenu même du livre, et qui se sont
propagées jusque dans nos versions. Pour rendre la lecture des manuscrits
plus facile, spécialement dans le service public, il les divisa en stiques, ou deux
mots qui signifient probablement la même chose, “ce qu'on peut lire sans
reprendre haleine,” ou, selon d'autres, “la longueur d'une ligne ordinaire.” La
stichométrie se répandit assez promptement. Néanmoins, au sixième siècle, on
modifia ce système sans y renoncer complètement. On cessa de consacrer une
ligne à chaque stique; on recommença à écrire dans toute la largeur du
manuscrit, mais on marqua par des points la place des stiques. Ainsi, le Codex
Cyprius, copié d'après un manuscrit stichométrique, a remplacé l'alinéa par un
point; d'autres l'ont remplacé par un signe de croix. Ce fut le commencement
de la ponctuation; bientôt d'autres signes s'ajoutèrent à celui-là, et l'on finit
par ponctuer d'après le sens de la phrase et non plus d'après l'ordre des
stiques.
Au septième siècle, des lectionnaires, c'est-à-dire des manuscrits spécialement
destinés à l'usage du culte public et contenant le recueil des péricopes ou des
parties du Nouveau-Testament qu'on avait coutume de lire dans les Eglises, se