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ont si longtemps prévalu dans l'est et dans l'ouest de l'Europe, qui ont
empêché ou retardé les progrès de la vérité divine, et contribué ainsi à la perte
de milliers et de milliers d'âmes, aveuglées par l'erreur et mortes dans leurs
péchés.
Les erreurs fatales de cette apostasie ne constituent pas cependant les
dernières scènes de ce livre. Le “méchant” sera consumé par l'esprit de la
bouche du Seigneur (2 Thes., II, 8), et il sera fait justice de celle qui a corrompu
la terre (Apoc., XIX, 2). Ce grand événement, qui causera une grande douleur à
quelques-uns sur la terre, sera dans les cieux la cause d'une grande joie mêlée
d'actions de grâces (Apoc., XVIII, 9-19; XIX, 1-6). - On entendra toujours et
toujours et sans cesse ce cri d'allégresse et de bénédiction: “Alléluia !” et les
serviteurs de Dieu sur la terre sont invités à s'unir à ce concert des
intelligences célestes.
Notre oeuvre est terminée.
Les premiers chapitres de Matthieu nous
montrent Christ dans son infirmité, descendant d'une famille
royale à la vérité, et recevant les plus grands hommages, mais pauvre et
persécuté. Les derniers chapitres de la révélation nous le montrent avec les
marques de ses souffrances, car il est encore l'Agneau, mais triomphant,
“régnant d'éternité en éternité.” Dans la Genèse nous voyons le paradis perdu
et l'homme chassé de la présence de Dieu; dans l'Apocalypse nous retrouvons
plus que le paradis; les hommes jouissent d'une communion encore plus
intime avec Dieu (XXII, 3-5), d'une communion qui n'aura jamais de fin.
Malachie terminait l'Ancien-Testament par “une malédiction;” les dernières
paroles de Jean sont des paroles de bénédiction (XXII, 21). Contrastes
caractéristiques entre les diverses portions du volume partout également
inspiré; admirable harmonie de l'ensemble: tout se complète, et Dieu peut
redire encore comme au premier jour: “Cela était bon.”