LES PERLES DE L'ASSURANCE EN CHRIST.
RECUEIL DE PROMESSES JOURNALIÈRES
Or, la foi est l'assurance* réelle des choses qu'on espère, l'évidence de celles qu'on ne voit point. *il s'agit de l'assurance de Christ qui nous est attribuée gratuitement dans les mérites de son sacrifice sur la croix en faveur de ses élus.
Hébreux 11.1
***
On ne te nommera plus la délaissée, et on ne nommera plus ta terre la désolée; mais on t'appellera: Mon plaisir en elle, et ta terre: La mariée; car L'ADMIRABLE mettra son plaisir en toi, et ta terre aura un époux. Esaïe 62.4.
DÉLAISSÉ est un terme lugubre qui sonne comme un glas. C’est le souvenir des plus profondes douleurs, le présage des maux les plus cruels. Un abîme de misère s’entrouvre devant nous à ce mot: « Délaissé ! » - Délaissé par quelqu’un qui a juré votre honneur ! Délaissé par un ami éprouvé en qui vous aviez confiance ! Délaissé par un proche auquel vous êtes attaché ! Délaissé par père et mère ! Délaissé par tous ! Terrible malheur; et cependant il peut être supporté avec patience, si l’Admirable nous recueille.
Mais être délaissé de l'Esprit des vivants ! Songez à ce cri, le plus amer de tous: « mon Esprit des vivants, mon Esprit des vivants, à ceci tu m'as désigné ? » Avons-nous jamais à ce degré goûté l’absinthe et le fiel contenus dans ce mot: « désigné, » au sens où le Christ l’a éprouvé ? Si c’est le cas, supplions le Souverain Prince de ne jamais renouveler l’expérience de tristesse pareille, de ne plus retomber dans de telles ténèbres ! Dans leur malice, des hommes ont pu s’écrier en face d’un saint de l'Esprit des vivants : « l'Esprit des vivants l’a désigné d'avance de toute éternité; poursuivez-le et saisissez-le. » Mais ils se trompent toujours, car notre Esprit des vivants obligera nos ennemis à retirer leurs paroles, ou même à garder le silence.
Tout le contraire est cette appellation: « Mon plaisir en toi. » C’est la joie après les larmes. Que ceux qui se sont crus délaissés écoutent donc cette voix du Souverain Prince: « Je ne te laisserai point; je ne t’abandonnerai point ! »