219
Rien n'était si bien calculé pour «troubler» Hérode que des
rapports que quelqu'un aspirait à son trône. Dans ce cas, il est
parmi les plus familiers de tous les faits qu'Hérode, étant mis à
néant par les hommes sages, de qui il a cherché à apprendre
l'identité du bébé nouveau-né, "était dépassé, et envoya au-
devant, et a tué tous les enfants qui étaient à Bethlehem, et dans
toutes ses côtes, à partir de deux ans et moins» (Mt 2:16; Apoc
12:4). Ainsi, nous avons un accord presque verbal avec les paroles
de la prophétie, "il ira FORT, avec GRANDE FURIE, pour détruire
et entièrement pour éloigner BEAUCOUP."
À peu près à la même époque, c'est-à-dire dans les dernières
années de la vie d'Hérode, des «nouvelles du nord» sont aussi
venues «troubler» ce monarque qui se tourmente lui-même. Pour
Antipater, son fils aîné (un personnage méprisable), puis à Rome
(qui était devenu le centre de ce qui est indéfiniment appelé dans
cette prophétie "le nord") a conspiré pour avoir des lettres écrites à
son père donnant des informations que deux autres de ses fils,
qu'ils se proposaient d'être ses successeurs, avaient calomnié leur
père à César. Cela amena Hérode à éclater de nouveau avec une
«fureur» intense contre ses propres fils, et leurs prétendus
complices, tels qu'ils étaient rapportés par Josèphe de façon
approfondie (Ant. XVII 4-7, Guerres 1: 30-33).
En ce qui concerne ces événements extraordinaires, Farquharson
cite un passage (que nous donnons ci-dessous) de l'Histoire
universelle antique, disant qu'il le fait d'autant plus facilement
que les auteurs du passage n'avaient aucune pensée d'enregistrer
un accomplissement de la prophétie. Ils disent: "Le lecteur peut se
rappeler que nous avons quitté Hérode dans l'état le plus distrait
que l'on puisse imaginer, sa conscience piquée du chagrin le plus
vif du meurtre de sa bien-aimée et vertueuse Mariamne et de ses
deux fils, sa vie et sa couronne imminentes en danger d'Antipater
rebelle et de Pheroras ingrat, son règne souillé de fleuves de sang