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(littéralement : a établi son tabernacle) parmi nous pleine de grâce et de vérité
et nous avons vu sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du
Père"
. – C'est dans ce sens que Christ, l'homme Dieu, est le seul
"tabernacle de Dieu"
. Or, c'est précisément dans ce sens que Rome appelle
Marie le
"tabernacle de Dieu"
ou celui du
"Saint-Esprit"
. Voici comment parle
l'auteur d'un ouvrage papiste consacré à l'exaltation de la Vierge, et où il décerne
à Marie tous les titres et les prérogatives du Christ :
"Voici, le tabernacle de
Dieu, la demeure de Dieu, l'habitation, la cité de Dieu est avec les hommes, dans
les hommes et pour les hommes, pour leur salut, leur exaltation et leur
glorification éternelle. Il est bien clair que cela est vrai de la Sainte Église, et
vrai aussi du très-saint Sacrement du corps de Notre Seigneur ! Est-ce vrai de
chacun de nous, si du moins nous sommes chrétiens ? Sans aucun doute ; mais
nous avons à contempler ce mystère comme existant d'une manière spéciale dans
la très-sainte mère de Nôtre-Seigneur
"
– Puis l'auteur, après s'être efforcé
de montrer que
"Marie est, à bon droit, considérée comme le tabernacle de Dieu
avec les hommes"
, et cela dans un sens tout particulier, dans un sens différent de
celui dans lequel tous les chrétiens sont le temple de Dieu, continue ainsi en
faisant une allusion formelle à Marie dans ce caractère de tabernacle :
"C'est
vraiment un grand bienfait, c'est un singulier privilège que le tabernacle de Dieu
soit avec les hommes, et que par lui les personnes puissent venir en toute sûreté
près de Dieu devenu homme
!"
Toute la gloire médiatrice du Christ comme Dieu, en qui habite corporellement
toute la plénitude la Divinité, est attribuée ici à Marie, ou au moins partagée avec
elle. Les extraits ci-dessus sont empruntés à ouvrage publié il y a plus de deux
cents ans. La papauté s'est-elle améliorée depuis ? S'est-elle repentie de
blasphèmes ? Non, bien au contraire ; les citations du Père Newman le prouvent
bien ; mais il y a une preuve encore plus forte. Dans un ouvrage récent, la même
idée blasphématoire est exposée plus clairement encore Tandis que Marie est
appelée la maison consacrée à Dieu, et le temple de la Trinité, le verset et la
réponse suivante montreront dans quel sens elle est regardée comme le temple du
Saint-Esprit :
"V. Ipse deus creavit illam in Spiritu Sancto et effudit illam inter
omnia opéra sua. R. Domina, exaudi"
, etc. ce qu'il faut traduire ainsi :
"V. Le
Seigneur lui-même l'a créée dans l'Esprit-Saint, et l'a répandue dans tous ses
ouvrages. R. Ô dame écoute
"
Ce langage extraordinaire implique
évidemment que Marie est identifiée au Saint-Esprit lorsqu'il parle d'elle comme
répandue dans toutes les oeuvres de Dieu ; 128 et c'est précisément ainsi, nous
l'avons vu, qu'on considérait la femme que les païens regardaient comme
"le