Page 277 - LES DEUX BABYLONES

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parlant de Saturne, on plaçait sur les autels de ce dieu des cierges allumés, parce
que, grâce à Saturne, les hommes avaient été ramenés des ténèbres de l'erreur à la
lumière de la vérité
Dans la Grèce Asiatique, le dieu Babylonien était
évidemment connu comme étant
"la Parole"
qui donne la lumière ; car nous y
voyons l'abeille occuper une place qui prouve qu'elle était bien le symbole du
grand Révélateur.
Voici comment Muller parle des symboles du culte de Diane à Éphèse :
"Son
symbole constant est l'abeille qui n'a aucun rapport avec cette déesse. Le grand-
prêtre était lui-même appelé Essen, ou le roi-abeille
"
Son caractère montre
celui du dieu qu'il représentait. La divinité associée à Diane, la déesse portant
une tour, était naturellement la même divinité qui accompagnait invariablement
la déesse Babylonienne, et le titre du prêtre montre que l'abeille qu'on voit sur ses
médailles était un autre symbole de son fils, la semence de la femme, sous son
caractère de Dabar, la parole qui éclaire les âmes des hommes. Les formulaires
mêmes de la papauté nous montrent avec une remarquable évidence que c'est là
précisément le mystère caché sous les cierges brûlant sur l'autel, car dans le
même endroit où elle parle du mystère du cierge, Rome parle ainsi de l'abeille
qui produit la cire :
"Si nous admirons l'origine de cette substance, savoir, les
cierges, nous devons exalter hautement les abeilles, car elles ramassent les fleurs
avec leurs pattes et cependant elles ne leur font aucun mal ; elles ne donnent
point le jour à des petits, mais elles produisent leurs jeunes essaims par la
bouche, comme Christ, (pour prendre un exemple admirable), est sort de la
bouche du Père
"
Il est bien évident qu'ici on veut parler de Christ comme du
"Verbe de Dieu"
, comment l'imagination a-t-elle pu jamais concevoir une
ressemblance pareille à celle qui setrouve dans ce passage, si ce n'est au moyen
de l'équivoque qui existe entre Dabar l'abeille, et Dabar la Parole ? Dans un
ouvrage papal déjà cité, le Pancarpium Marianum, je vois le Seigneur Jésus
désigné clairement sous le nom de l'Abeille. Parlant de Marie, sous le titre de
"paradis de Délices"
, l'auteur dit :
"Dans ce paradis vivait cette céleste abeille,
c'est-à-dire cette sagesse incarnée. Elle trouva ce rayon de miel qui découlait
goutte à goutte et par lequel l'amertume du monde fut changée en douceur
"
Ces paroles blasphématoires représentent le Seigneur Jésus comme ayant tiré de
sa mère tout ce dont il avait besoin pour bénir le monde. Une pareille idée a-t-
elle pu venir de la Bible ? Non. Elle ne peut venir que de la source où l'écrivain a