Page 392 - LES DEUX BABYLONES

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constater ici que, même à la surface, son péché se rattachait à un amour
illégitime pour une nymphe dont le sort dépendait d'un arbre (OVIDE,
Fastes
, liv. IV) – L'amour d'Attès était une offense à Cybèle ; mais dans un
autre sens, c'était l'amour même de Cybèle, car Cybèle a deux caractères
fondamentaux et distincts, celui du Saint-Esprit et aussi celui d'Ève, notre
mère (voir
. La nymphe dont le sort dépendait d'un arbre
était évidemment Rhéa, la mère de l'humanité.
BRYANT, vol. I, p. 387, note. Voici comment on identifie Attès avec le
soleil : Hata veut dire pécher, ainsi Hatah qui signifie brûler, se prononce à
peu près de la même manière. Comme illustration du nom d'Attès ou Attis,
le pécheur, voir
PAUSANIAS, liv. VII,
Achaica
, ch. 17.
Le mot d'énergie employé ici, l'est sans cesse dans les livres chaldéens. Il
dépeint l'inspiration venant des dieux et des démons (TAYLOR,
Jamblichus
,
p. 163).
IRÉNÉE, liv. V, ch. 30, p. 802. Bien que le nom de Teitan fût à l'origine
dérivé du Chaldéen, cependant il se naturalisa parfaitement dans la langue
Grecque. Aussi pour donner plus d'évidence sur cet important sujet, l'Esprit
de Dieu sensible avoir ordonné les choses de telle sorte que le nombre de
Teitan s'obtient par la computation grecque et celui de Satur par la
computation chaldéenne.
Le lecteur éclairé n'a pas besoin d'exemples pour avoir la preuve de cette
transformation fréquent du Sh ou S en T ; mais je puis ajourter ceci pour le
lecteur ordinaire : l'hébreu Shekel, peser devient en chaldéen Tekel ; Shabar,
briser, Tabar ; Séraphim, devient en chaldéen Teraphim, contrafaçon
Babylonienne des divins Chérubins ou Séraphins ; hébreu Asar, être riche,
chaldéen, Atar ; hébreu Shani, second, chaldéen Tanin, etc.
WALPOLE,
Ansayri
, vol. I, p. 397. LAYARD,
Ninive
, vol. I, p. 287-288.
REDHOUSE,
Dictionnaire Turc
,
sub voce
Satan, p. 303. Les Turcs venaient
de l'Euphrate.
HOMÈRE,
Iliade
, liv. XIV, v. 279.
HÉSIODE,
Théogonie
, v. 207, p. 18-19.
ibid
. v. 717, p. 56-59. Je pense que le lecteur verra que Ouranos ou le ciel,
contre lequel les Titans se révoltèrent, n'était autre que Dieu.