Page 108 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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ARGENT.
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Il ne paraît pas que ce métal ait été en usage avant le déluge; du moins les seuls métaux mentionnés dans
la Bible jusqu'à cette époque sont le cuivre et le fer, Genèse 4:22. Mais dès le temps d'Abraham nous le
voyons employé pour le commerce et les arts: Joseph avait une coupe d'argent, 44:2,8, et les Égyptiens
avaient des vases et autres ustensiles du même métal, Exode 12:35; Nombres 7:13; 10:2. Comme monnaie,
les patriarches s'en servaient déjà, Genèse 20:16; 23:16, il n'était pas frappé au coin, mais on l'estimait au
poids en morceaux ou lingots, selon qu'il était plus ou moins pur. À l'époque même de la destruction de
Jérusalem par les Babyloniens, nous voyons le prophète Jérémie acheter le champ de son cousin
Hanaméel, et lui peser 17 sicles d'argent (198 grammes) en échange, Jérémie 32:9. Plusieurs passages nous
autorisent à penser que l'exploitation de ce métal, et l'art de le raffiner et de le travailler, étaient connus
des Israélites; cf. Job 28:1; Psaumes 12:7; 66:10; Proverbes 10:20; 17:3; 27:21; Ézéchiel 22:22; Zacharie 13:9; 1
Chroniques 29:4, et ailleurs. Les Phéniciens, ces rois du commerce d'alors, tiraient surtout l'argent de
l'Espagne, et l'apportaient en lingots, Ézéchiel 27:12, ou en plaques, Jérémie 10:9.
Le nom hébreu de ce métal (kèseph) signifie pâle, et dérive d'un verbe qui signifie être pâle, languir après
quelque chose d'aimé. C'est pour cela sans doute que chez eux l'argent a été regardé comme le symbole
de la charité.
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ARGOB.
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1.
Contrée de Basan, appartenant à la demi-tribu de Manassé; elle était extrêmement fertile, surtout
en oliviers, et contenait soixante villes fermées, que Jaïr, fils de Makir, répara et qu'il appela de son nom
bourgs de Jaïr. Cette contrée se nommait sans doute Argob, du nom de sa capitale, ou de celui de quelque
Amorrhéen célèbre auquel elle aurait autrefois appartenu, Deutéronome 3:4,14; 1 Rois 4:13.
2.
Argob et Arié, inconnus. Leur nom ne se trouve que 2 Rois 15, 25, mentionné à propos de la
conspiration de Pékach, dont on ne sait pas s'ils furent les complices ou les victimes: la phrase dans
l'original, comme dans nos traductions, permet l'une et l'autre interprétation, mais favoriserait davantage
l'idée qu'ils succombèrent dans la défense d'Hazaria leur roi.
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ARIÉ,
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— Voir: Argob.
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ARIEL,
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Ésaïe 29:1, mot composé qui peut signifier lion de Dieu ou foyer de Dieu; cette dernière signification se
justifie davantage par la comparaison de Ézéchiel 43:15-16. (Hariel est mis par erreur), où le prophète
donne ce nom à l'autel des holocaustes. C'est un nom prophétique et symbolique de la ville de Jérusalem,
la ville forte et vaillante qui doit être le foyer et l'autel de Jéhovah. Dans le premier sens, l'allusion
porterait sur la force de ses moyens de défense dans la guerre.
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ARIMATHÉE,
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ville de Judée, que quelques écrivains pensent être la même que Ramathajim Tsophim, 1 Samuel 1:1, la
patrie de Samuel le prophète, dans le voisinage de Béthel. Suivant Clarke et Buckingham, Arimathée est
sur la route de Jérusalem à Joppe, à l'extrémité d'une vaste et fertile plaine, à 50 kilomètres environ nord-
ouest de Jérusalem. C'est dans cette ville que demeurait l'honorable conseiller juif qui demanda la
permission d'ensevelir Jésus dans un sépulcre neuf qui lui appartenait. Matthieu 27:57; Luc 23:50.
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