Page 356 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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plusieurs de ces noms. La carte de ce voyage peut se dresser avec passablement d'exactitude quant aux
traits généraux, avec aucune pour les détails, (Voyage des enfants d'Israël; — Voir: la carte.)
Quarante années furent consacrées à cette expédition, pour laquelle quarante jours auraient suffi.
Nombres 14:33; 33:38; Deutéronome 8:2; Deutéronome 2:14. L'Écriture nous en donne la raison, Nombres
14:23,30, cf. 26:65; après de longues rebellions, de longues incrédulités, le peuple de la promesse, arrivé à
Kadès-Barné, à la vue du pays promis, avait refusé encore de croire à la parole de son Dieu: douze
espions envoyés n'avaient pu, malgré le tableau brillant qu'ils avaient fait de cette contrée, vaincre la
résistance du peuple. Dieu, ennuyé de cette génération, avait juré dans sa colère qu'ils n'entreraient
jamais dans son repos, Psaumes 95:10; Nombres 14:23,30,34; 26:65. Ils durent errer de nouveau dans cet
affreux désert pendant quarante années, jusqu'à ce que tous les hommes âgés de plus de vingt ans y
eussent laissé tomber leurs corps en poussière. On pourrait facilement, sans l'intervention divine,
comprendre encore ces longs errements: il ne s'agissait, après tout, que de mener une vie nomade, et les
Israélites ne voulant ni essayer la conquête de la Palestine, ni rentrer en Égypte, n'avaient de ressource
que dans les pâturages du désert; ils allaient d'une station à l'autre, s'étendant sur un assez long espace de
pays, et donnant à leur campement le nom de l'endroit où se trouvait le tabernacle de l'Éternel. On
pourrait croire aussi que le chef terrestre de ce peuple, désespérant de réussir avec la génération vivante,
eût résolu de la laisser s'éteindre, et d'attendre une race neuve, qui n'eût goûté ni la servitude, ni les
concombres de l'Égypte, et qui, plus forte, plus dure et moins efféminée, devait lui promettre davantage
l'obéissance et le courage nécessaires au succès de son entreprise.
— Pour ceux des théologiens modernes qui sont aussi incrédules que l'étaient les Juifs d'alors, il reste une
difficulté insoluble, c'est de savoir comment les Hébreux ont pu être nourris pendant quarante ans, au
nombre d'environ trois millions d'âmes: ceux-là ne comprennent pas non plus que notre Sauveur ait pu
nourrir cinq mille hommes avec cinq pains et deux poissons; il faut naturellement regarder toutes ces
histoires comme des fables, ou croire que Dieu voulut user de sa puissance créatrice: le chrétien le croit, il
accepte le miracle; l'incrédule ne le croit pas; il dit en son cœur: Il n'y a point de Dieu; la manne et le
rocher d'eau vive ne lui suffisent pas.
Mentionnons encore comme une dernière acception du mot désert, celle dans laquelle ce mot est pris
Exode 23:31; cf. Deutéronome 11:24; Josué 1:4. Dieu promet aux Israélites d'étendre leurs frontières
depuis le désert jusqu'au fleuve (l'Euphrate); le désert comprend alors toutes les contrées situées entre le
Jourdain, les montagnes de Galaad et l'Euphrate.
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DETTE.
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Les lois juives sur les dettes étaient, comme presque toutes les autres, favorables au pauvre, au
malheureux, au débiteur. La loi du jubilé s'opposait à ce que, parmi les Hébreux, les uns devinssent trop
riches et les autres trop pauvres; cependant une pauvreté momentanée pouvait tomber sur l'agriculteur;
ses champs pouvaient être sans moisson, sa vigne sans vendange; les accidents ou les maladies pouvaient
lui détruire son bétail, sa demeure pouvait avoir besoin de réparations; il était dans la gène et il lui fallait
de l'argent. Moïse, pour le soulager, avait deux choses à faire: lui procurer d'abord cet argent nécessaire,
puis empêcher que ce prêt ne lui devînt onéreux; ce dernier but fut atteint par la simple défense que le
législateur fit aux riches de recevoir aucun intérêt sous aucune forme, Exode 22:25; Lévitique 25:35-38;
Deutéronome 23:19-20 (excepté des étrangers commerçants, Deutéronome 23:20). D'un autre côté,
puisque le riche ne trouvait aucun intérêt à prêter son argent, et qu'il eût pu ne pas le faire, le législateur
l'y engage, le lui commande, au nom de la fraternité universelle, de la conscience et de Dieu lui-même,
Lévitique 25:35. Deutéronome 15:7-8,14. Maintenant un juste équilibre entre les droits du prêteur et ceux
de l'emprunteur, le riche pourra demander un gage, mais le pauvre choisira ce qu'il lui conviendra de
donner, Deutéronome 24:6,10-12,17. Si enfin l'emprunteur se trouvait décidément hors d'état de payer, le
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