Page 531 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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trône; mais à peine eut-il commencé à parler que le peuple s'écria: Voix d'un Dieu et non pas d'un
homme! Ce furent sans doute les païens qui poussèrent ce cri; les Juifs ne l'auraient osé faire. Hérode,
sans doute, prit plaisir à cette apothéose, au lieu de la repousser; mais dans le même moment un ange du
ciel le frappa, et il mourut rongé par les vers, à l'âge de cinquante-quatre ans. Flavius Josèphe parle d'un
hibou qui, pendant le discours d'Hérode, se posa sur une corde au-dessus du théâtre, et dont la présence
effraya singulièrement l'orgueilleux orateur. La maladie qui l'emporta, peut être la même que celle dont
avait été frappé Antiochus le persécuteur des Maccabées, est à la fois naturelle en ce que les médecins ont
vu quelques cas analogues, et surnaturelle en ce qu'on n'en connaît pas la cause et qu'elle frappe d'une
manière inattendue ceux qu'elle atteint,
— Voir: Ver.
5.
Hérode Agrippa II, fils du précédent, Actes 25 et 26. Le Nouveau Testament ne lui donne que le
nom d'Agrippa, q.v.
— Il y a eu beaucoup d'autres Hérodes, mais ils n'appartiennent pas à l'histoire biblique, et nous n'avons
pas à nous en occuper.
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HÉRODIAS,
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petite-fille d'Hérode le Grand, fille d'Aristobule et de Bérénice; elle épousa d'abord son oncle Philippe,
tétrarque de la Batanée, dont elle eut Salomé la danseuse; puis elle le quitta pour épouser un autre oncle,
Hérode Antipas frère du premier, tétrarque de la Galilée. Jean-Baptiste s'étant opposé à cette union
adultère et incestueuse, elle le poursuivit jusque dans la prison où son mari l'avait fait reléguer, et profita
d'un serment imprudent que celui-ci fit à sa fille, pour demander dans un plat la tête de l'homme de Dieu,
Matthieu 14:3; Marc; 6:17; Luc 3:19 (Deux sermons d'Ad. Monod.) Le meurtre consommé, elle joua avec la
tête de Jean, et s'amusa, si l'on en croit saint Jérôme et Nicéphore, à lui percer la langue d'une aiguille,
comme la femme d'Antoine la tête de Cicéron. Elle accompagna dans les Gaules son second mari:
l'empereur, ayant su qu'elle était sœur d'Hérode Agrippa, voulait lui faire grâce, mais elle ne voulut rien
devoir à l'influence de son frère dont elle était jalouse, et préféra l'exil.
Quant à sa fille, Nicéphore et Métaphraste rapportent qu'elle accompagna sa mère dans les Gaules, et
qu'elle voulut même la suivre en Espagne, mais que, traversant une rivière qui était gelée, elle en rompit
la glace et tomba dans l'eau jusqu'au cou, que la glace se resserra sur elle, et qu'elle subit ainsi le supplice
qu'elle avait demandé contre Jean-Baptiste. C'est la légende. Quant à l'histoire, Flavius Josèphe dit qu'elle
épousa d'abord Philippe le tétrarque, fils d'Hérode le Grand par Cléopâtre, à la fois son oncle et son
grand-oncle, et en secondes noces son cousin Aristobule, fils d'Hérode, roi de Chalcide, dont elle eut
plusieurs enfants. Elle vécut ainsi plus de trente ans après l'exil de ses parents.
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HÉRODIENS.
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Cette secte est seulement nommée dans l'Évangile sans que rien la définisse, Matthieu 22:16; Marc 3:6;
12:13. Flavius Josèphe même et Philon n'en parlent pas. Calmet les confond avec les Zélotes, disciples de
Judas gaulonite, qui auraient reçu, dit-il, le nom d'hérodiens parce que Gaulon appartenait au territoire
d'Hérode Antipas; mais c'est forcé. Le plus probable c'est que c'étaient des Juifs qui, pour une raison ou
pour une autre, tenaient le parti d'Hérode, et par conséquent des Romains dont il était le vassal, contre le
reste du peuple juif qui supportait impatiemment le joug de l'étranger, et n'aspirait qu'à le secouer. Les
hérodiens formaient donc un parti politique, peut-être sans organisation extérieure, mais réel, et puissant
par l'appui du gouvernement. Ils s'unirent aux pharisiens pour tendre un piège à Jésus, et lui
demandèrent s'il fallait payer le tribut à César ou non: s'il répondait non, les hérodiens l'auraient appelé
un séditieux; s'il répondait affirmativement, les pharisiens triomphaient, ils en appelaient au peuple, et
lui représentaient Jésus comme un ennemi de la nationalité juive. Notre Sauveur les rendit confus par sa
divine sagesse, et leur montra que, aussi longtemps qu'ils acceptaient les avantages de la domination
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