nous ferons seulement observer que chez les Romains aussi l'on trouve des traditions relatives à des
animaux qui auraient parlé, et ce cas était toujours un présage funeste.
— Voir: Valér. Maxim. 1, 6; Pline, Hist. Nat. 8, 10; 70; et Bochart.
— Le passage Juges 15:19; a été expliqué de diverses manières; on peut voir l'article Samson et ce que
nous avons dit dans l'Histoire des Juges d'Israël, p. 103. La traduction généralement adoptée est la seule
littérale, et dans tous les cas, celle qui se justifie le mieux. D'après Lévitique 11:4, l'âne était mis au
nombre des animaux impurs dont il était défendu de manger la chair; mais on comprend que dans les cas
de famine, comme 2 Rois 6:25, cette défense n'ait pas été bien strictement observée. L'énormité de la
somme payée pour une seule tête d'âne montre à quelle extrémité les habitants de Samarie étaient réduits.
Âne sauvage. Cet animal, connu aussi sous le nom d'onagre, surpasse de beaucoup l'âne domestique,
même celui de l'Orient, par la beauté de sa taille et la proportion de ses membres; il ne saurait être
dépassé en vitesse, même par le cheval arabe. Il se distingue par une crinière laineuse et foncée; son cou
est un peu long et courbé, ses oreilles sont droites et très longues, son front est élevé, sa peau lisse et rayée
de brun sur un fond couleur d'argent, tirant sur le jaunâtre vers le ventre; cependant on en trouve aussi
d'une couleur plus foncée. Il est sauvage, vit, uniquement dans les déserts et ne se laisse pas approcher
par l'homme, Job 39:8-9; Genèse 16:12; Ésaïe 32:14; Daniel 5:21. Il ne marche que par petites bandes
ordinairement composées d'un mâle et de plusieurs femelles. Cf. Jérémie 2:24; Psaumes 104:11. De nos
jours il habite surtout les déserts de l'Asie centrale, tandis qu'il se trouvait autrefois jusque dans les
parties montagneuses et désertes de l'Asie Mineure, de la Syrie et de l'Arabie. Le livre de Job 6:5; 39:8-11,
donne une belle description de ses habitudes et des lieux où il se tient de préférence. Les Bédouins, Job
24:5, aussi bien que leur père Ismaël, Genèse 16:12, sont comparés à des onagres, à cause de leur vie
indépendante et libre dans les déserts, de leur opiniâtreté et de leur rapidité dans la fuite.
Outre l'âne sauvage, que nous venons de décrire, il en existe dans la Mongolie une autre espèce appelée
djiggetaï ou ziggetaï (longue oreille), sorte de mulet sauvage et naturel qui tient le milieu entre le cheval
et l'onagre. Presque tout ce que la Bible dit de l'âne sauvage pourrait se rapporter à ce djiggetaï; mais on
ne le trouve pas dans l'Asie antérieure, et les anciens ont toujours soigneusement distingué ces deux
animaux.
________________________________________
ANET,
________________________________________
Matthieu 23:23, herbe connue chez nous et dont les anciens employaient la graine comme épice, Pline 19,
61. Les juifs scrupuleux portaient leur zèle aveugle pour l'observation de la loi mosaïque jusqu'à payer la
dîme de l'anet aussi bien que celle des autres productions de la terre, et le Talmud rémunère
expressément parmi les objets soumis à la dîme. Notre Sauveur reproche aux pharisiens hypocrites d'être
par ostentation fidèles dans les petites choses, mais infidèles dans les grandes.
________________________________________
ANGE ou Messager,
________________________________________
nom générique donné aux intelligences célestes par qui Dieu exécute une partie de ses desseins, et qui
sont toujours prêts à lui obéir. Tous les peuples qui ont eu l'idée d'un esprit souverain y ont joint celle
d'esprits subalternes ou génies. Il y a, en effet, lieu de supposer entre nous et la divinité une vie plus
relevée que celle dont nous vivons ici-bas, une nature plus subtile, plus puissante, plus accomplie. De là,
dans le monde païen, l'idée de ses demi-dieux dont il a peuplé l'espace, inventant jusqu'à des êtres
protecteurs de peuples, de familles, même d'individus. La révélation est remarquable dans la pureté des
conceptions qu'elle nous offre sous ce rapport, repoussant comme indigne en elle-même l'idée de dieux
imparfaits, mais justifiant celle d'esprits supérieurs à nous, et qui animent ce monde immense encore
72