Page 745 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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et le lendemain, par une faveur spéciale et exceptionnelle, le roi fit pendre les dix fils d'Haman pour
plaire à Ester, à qui, sans doute, Mardochée l'avait demandé afin d'étouffer toutes les ambitions d'une
famille rivale. Le premier ministre ne prévoyait pas sans doute autant de meurtres et d'assassinats; il
n'avait voulu que sauver les Juifs, et si les passions profitèrent de la lettre d'un décret pour se baigner
dans le sang, il serait injuste de l'en rendre entièrement responsable. D'un caractère fort et altier dans
l'abaissement, mais toujours jaloux de la dignité de sa nation, et poursuivi de l'idée qu'il doit veiller à la
sûreté de ses frères, confiant aussi peut-être dans des prophéties qu'il entend mal, ou dont il veut forcer et
hâter l'accomplissement, ambitieux pour les siens plutôt que pour lui-même, il proteste, au péril de ses
jours, contre une iniquité, et ne craint pas même de hasarder le bonheur et la vie de sa parente: il veut
qu'au jour de la détresse on se mette à la brèche, et Dieu récompense sa courageuse fidélité. Comblé
d'honneurs, serviteur d'un roi païen, il se montre toujours le représentant des Juifs, et leur assure dans
l'empire une position tranquille et honorable. La faveur populaire ne lui défaut pas plus que la confiance
royale, et des cris de joie saluent son avènement au pouvoir.
Quant à la chronologie de cette histoire, le livre d'Ester nous offre trois dates: Vasti fut répudiée la
troisième année d'Assuérus (q.v.) 1:3; quatre ans après, dans la septième année de son règne, Assuérus
épouse Ester, 2:16, et le décret de destruction est lancé dans sa douzième année, 3:7. L'année où
Mardochée découvrit le complot des deux eunuques n'est pas déterminée, et les paroles, 2:19, ne jettent
aucun jour sur la question. Il n'y eut, entre le décret de destruction et celui de la révocation, qu'un
intervalle de deux mois et dix jours, et nous pouvons apprendre de là que, même dans les circonstances
les plus critiques et les plus désespérées, le peuple de Dieu peut toujours se confier, avec assurance, en
celui qui seul dispose des événements, et qui a promis que les portes de l'enfer ne prévaudront jamais
contre son Église.
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MARÉSA,
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Josué 15:44, ville des plaines de Juda, que Roboam fit, plus tard, fortifier, 2 Chroniques 11:8, cf. 14:9-10;
Michée 1:15. Il en restait encore quelques ruines au temps d'Eusèbe. Flavius Josèphe en fait une
possession des Iduméens, mais qui leur fut enlevée, plus tard, par Alexandre (Antiquités Judaïques 12, 8,
6; cf. 13, 15, 4).
— Voir: Moréseth.
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MARIAGE.
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Chez les Hébreux, comme en général chez les Orientaux, et de nos jours encore, c'étaient les pères, et, à
leur défaut, les mères, qui arrangeaient seuls les mariages de leurs enfants, de sorte qu'il arrivait souvent
que ceux-ci étaient fiancés avant de s'être jamais vus. Ordinairement la famille du fils faisait les premières
démarches, et offrait une dot pour le prix de la jeune fille, vieille et universelle coutume toujours justifiée
par les circonstances, que l'on retrouve chez les Grecs de l'antiquité, chez les Germains, les Babyloniens,
les Assyriens, et maintenant encore en Arabie et dans le Kurdistan, ainsi que chez presque tous les
peuples de l'Asie. Cette dot variait naturellement suivant la fortune et la condition des familles: un
minimum de 50 sicles est indiqué, Deutéronome 22:29, et n'a pas même toujours été donné, Osée 3:2.
D'autres fois l'époux devait, par son travail, mériter sa fiancée; d'autres fois encore, celle-ci apportait elle-
même quelque portion de bien que son père lui donnait. Qu'une femme eût à s'occuper de la recherche
d'un mari, c'était considéré, par les Orientaux, comme une véritable calamité, et c'est dans ce sens qu'on
peut comprendre Ésaïe 4:1. Le consentement des frères, notamment du frère aîné, paraît avoir été aussi
requis pour le mariage de leurs sœurs. Le contrat était passé verbalement entre les parents en présence de
témoins; quelquefois le serment intervenait, Malachie 2:14; ce ne fut que plus tard, après les jours de l'exil,
que les contrats par écrit furent connus. On trouvera ces détails sur le mariage chez les Hébreux, Genèse
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