Contrairement à la notion populaire, les anges célestes de la cour de Dieu ne sont pas des êtres créés mais des
émanations de Dieu. Dans les nombreuses émanations de Dieu lui-même, nous retrouvons les anges de sa puissance,
messagers de sa gloire éternelle. L'Écriture nous donne le nom de deux anges seulement, Michael et Gabriel, mais
ceux-ci suffisent pour nous indiquer une telle notion. L'étymologie du nom Michael signifie proprement «la
présence de Dieu» et celle de Gabriel signifie «la force de Dieu», nous indiquant que les anges ne sont pas des
créatures mais des émanations des différentes caractéristiques de l'essence du renoncement divin. Sans parler de la
préexistence des élus qui sont éternellement les membres du Corps de Christ, on voit dans l'étymologie du nom
Elohim ou «Lui-eux-qui-sont» qu'ils sont rassemblés avec les anges dans «la cité du Dieu vivant, la Jérusalem
céleste» (Héb. 12:22-24), pour former le Conseil de Dieu. Ceci nous indique que les anges sont la manifestation
personnelle de Dieu dans ses caractéristiques phénoménales qui transmettent son message et sa puissance dans une
circonstance donnée. Ainsi Gabriel transmet la force de Dieu et Michael sa présence requise dans une situation
particulière. Toutes les caractéristiques qualificatives de l'Esprit de Dieu sont ainsi des anges, et puisque Dieu est
infini, les anges sont innombrables. En suivant cette pensée, nous trouvons ainsi dans l'étymologie des termes
hébraïques l'ange Dabâriel, messager de la Parole de Dieu; l'ange Owriel, messager de la Lumière de Dieu; l'ange
Chokmaniel, messager de la sagesse de Dieu; l'ange Ahabiel, messager de l'amour de Dieu; l'ange Chananiel,
messager de la Grâce de Dieu; l'ange Mélékiel, messager de la Royauté de Dieu; l'ange Aphiel, messager de la colère
de Dieu; ainsi de suite, à l'infini.
Ceci nous laisse supposer que chaque ange a sa propre identité et sa propre existence, sans toutefois être indépendant
de l'unité de l'essence divine dans laquelle il puise sa puissance et son existence. L'essence de Dieu est entièrement
contenue en chaque ange, tout comme chaque ange est contenu dans l'essence divine, étant partie intégrale de la
nature de Dieu comme des effets de la cause primaire. Par ceci nous voyons que les anges ne sont pas des êtres créés,
mais des émanations phénoménales des différentes caractéristiques de Dieu qui est le centre de toute existence. Selon
cette notion et en regardant le mot hébraïque «Ahabiel» qui signifie «l'amour de Dieu», lorsque Dieu se manifeste
dans son amour il se dégage ou plutôt s'exhale comme l'ange Ahabiel, mais l'ange Ahabiel n'est point Dieu dans sa
plénitude, il est seulement qu'un reflet d'une des différentes caractéristiques de Dieu. Il en est ainsi pour tous les
anges. Cette conception nous fait réaliser l'impossibilité qu'un ange se rebelle contre Dieu, puisque cela voudrait
dire que Dieu se rebellerait contre Lui-même. Ainsi nous voyons que la doctrine de la chute des anges n'est qu'une
fiction formulée par des versets tirés hors de contexte dans le but d'impressionner les crédules afin de les séduire
avec toutes sortes de fausses doctrines.
Le seul passage dans toute la Bible qui semble indiquer une création des anges se trouve dans les Psaumes 148:1-8,
mais en regardant attentivement on voit tout un autre aperçu que celui qui lui est généralement attribué. Il ne s'agit
aucunement des anges célestes dans ces passages des Psaumes. Le mot "anges" ou «Malâk» en Hébreu signifie
«messager, envoyer, expédier» et nous indique dans le contexte de ces passages que toutes les forces de la nature
dans la Création servent de «messager» pour exécuter la volonté de Dieu. En effet, l'apôtre Paul lui-même nous dit
que la Création existe pour rendre témoignage de la puissance de Dieu et sa divinité (Rom.1:20).
La Parole de Dieu nous indique trois classes d'anges: 1) les esprits célestes; 2) les éléments de la nature; 3) les
serviteurs de Dieu. Il faut avouer qu'il n'est pas toujours facile de discerner quand le mot «ange» s'applique à des
êtres célestes, aux éléments de la nature, ou à des êtres humains. Une étude diligente du contexte où il apparaît, est
le seul moyen d'en déterminer l'application. Généralement lorsqu'il s'agit d'être humains, le mot «messager» est
utilisé, et lorsqu'il s'agit d'êtres célestes, on emploi le mot «ange» littéralement. Ceci est la règle employée par les
traducteurs du Texte Sacré, mais cette règle n’est pas inviolable comme nous allons voir.
Un passage qui semble problématique à cause de la restriction d'un contexte insuffisant, est 1 Tim.5:21 qui
mentionne «des anges élus». Sûrement si nous acceptions la possibilité non scripturaire d'une chute des anges, nous
ne pourrions arriver qu'à la conclusion d'y voir que les anges qui n'ont pas chuté sont les anges élus, tandis que
ceux qui auraient chuté seraient enchaînés dans l'abîme pour être réservés au jugement (2 Pi.2-4). Mais sachant
qu'il n'y a jamais eu de chute d'anges, puisque cela est impossible, nous indique que les anges élus se rapportent à
des êtres humains, c'est à dire aux saints, les élus, qui exercent le ministère de messagers de la Parole pour prêcher
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