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1.
Ville de la tribu de Juda, où campèrent les Philistins lorsque l'arche fut amenée de Siloh et faite
prisonnière, 1 Samuel 4:1. C'est probablement la même que Aphéka Josué 15:53.
2.
Ville de la tribu d'Issachar, dans la vallée de Jizréhel, près des montagnes de Guilboah, où Saül et
ses fils turent défaits et tués. 1 Samuel 29:1. Il paraît que c'est le roi de cette ville qui fut mis à mort par
Josué. Josué 12:18.
3.
Ville de la tribu d'Aser, sur les frontières des Sidoniens, Josué 19:30; 13:4. Peut-être la même que
Aphik Juges 1:31, qui fut laissée en possession des Cananéens. Peut-être encore la même que
4.
Aphek, ville de Syrie, et l'une des principales du royaume de Benhadad: elle était située sur la
route militaire de Damas en Palestine. C'est dans son voisinage que les Syriens, conduits par Benhadad,
furent battus au nombre de 100,000 hommes, par Achab, roi d'Israël; ils se retirèrent précipitamment dans
Aphek, dont les murailles s'écroulèrent sur eux et en écrasèrent 27,000. 1 Rois 20:26-34.
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APOCALYPSE, ou révélation,
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mot grec qui signifie révélation, et qui a été conservé en français pour désigner le livre de l'Écriture dans
lequel saint Jean a consigné les merveilles qu'il lui avait été donné de voir dans l'avenir touchant Christ et
son Église. L'authenticité de cet ouvrage, accrédité généralement pendant tout le second siècle, n'a
commencé à être mise en question que par un certain Caïus qui vivait au commencement du troisième, et
qui l'attribuait à l'hérétique Cérinthe. Après lui, Denys d'Alexandrie rapporte le fait de l'opinion de Caïus;
pour son propre compte il ne peut l'admettre, il pense que l'Apocalypse a été écrite par un homme pieux,
nommé Jean, mais il n'ose affirmer que ce soit le même que l'apôtre frère de Jacques, fils de Zébédée.
Eusèbe épouse la même hypothèse qui lui paraît un bon juste milieu, quoique dans ses premiers ouvrages
(Démonstration évangélique) il eût admis l'opinion générale que saint Jean le théologien était l'auteur de
l'Apocalypse. Avant Caïus quelques hérétiques, Marcion en tête, avaient nié l'authenticité de ce livre;
mais ce témoignage est plutôt une preuve en sa faveur, vu la qualité des opposants. Quant à la Peshito,
qui ne comprend plus l'Apocalypse, elle serait le seul témoin de quelque autorité qu'on pût invoquer
dans ce sens, s'il était prouvé que cette lacune est aussi ancienne que la traduction elle-même: or c'est le
contraire qui paraît établi. Éphrem, au quatrième siècle, s'est évidemment servi d'une traduction syriaque
qui comprenait l'Apocalypse, (— Voir: l'Einleitung de Hug. et Steiger, Introduction générale aux livres du
Nouveau Testament, p. 47 à 51)
Les témoignages en faveur de l'Apocalypse sont à la fois plus anciens, plus nombreux et plus
respectables; ce sont: Irénée, qui rapporte les paroles de personnes qui avaient connu l'apôtre Jean;
Polycarpe, Papias de Hiérapolis, Mélithon de Sardes, Apollonius d'Éphèse, Justin martyr; Théophile
d'Antioche, Clément d'Alexandrie, Tertullien, l'Église du deuxième siècle tout entière, les millénaires et
les anti-millénaires, même les montanistes, tous ont reconnu cette authenticité.
— Au troisième siècle, nous trouvons d'abord le fragment de canon dit de Muratori; Cyprien, Hippolyte,
Jacques d'Édesse et Ébed Jesu, Origène, Méthodius, l'évêque Népos d'Égypte.
— Au quatrième, chez les Latins, Lactance, Victorinus de Petanio, Commodien, Jérôme, le concile
d'Hippone de 393, celui de Carthage 397, etc.: dès lors il n'y a plus de doutes dans l'Église latine; chez les
Grecs, Grégoire de Nysse, Grégoire de Naziance, Cyrille de Jérusalem, Basile le Grand, Épiphane de
Chypre, Athanase, Didyme d'Alexandrie, Cyrille d'Alexandrie, etc., etc.
À l'époque de la réforme, où toutes les anciennes traditions durent subir l'épreuve d'un examen à compte
nouveau pour laisser la vérité reprendre ses droits légitimes, l'authenticité de l'Apocalypse passa par des
crises difficiles, Luther la nia assez librement en 1522, avec plus de modération en 1534; Zwingle partagea
cette manière de voir; Théodore de Bèze, au contraire, traita d'une manière solide les anciens témoignages
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