ancienne ville de Mysie, située à 7 lieues d'Élée, sur le fleuve Caïcus. Capitale d'un royaume fondé par
l'eunuque Philétère, elle avait passé sous la domination romaine par le testament d'Attale III Philométor.
Eumène II, l'un de ses rois, voulant rivaliser avec Ptolémée, roi d'Égypte, avait substitué le parchemin
(pergamentum) au papyrus, et fondé dans sa capitale une magnifique bibliothèque de 200,000 volumes,
dont Marc Antoine fit plus tard présenta Cléopâtre, après l'incendie de celle d'Alexandrie. Esculape avait
dans cette ville un temple célèbre qu'on venait visiter des parties les plus éloignées de l'Asie. Pergame
devint sous les Romains le chef-lieu d'une de leurs provinces, et le christianisme ne tarda pas à s'y établir,
ainsi qu'on le voit Apocalypse 1:11; 2:12: elle est appelée, dans ce dernier passage, le siège ou le trône de
Satan, ce que quelques auteurs ont entendu du temple d'Esculape, qui avait, comme on sait, le serpent
pour emblème; cependant il est plus probable que l'apôtre prophète avait en vue soit l'idolâtrie en
général, soit des persécutions auxquelles les chrétiens auraient été en butte dans cette ville. L'Église de
Pergame est louée pour sa fidélité, mais le Saint-Esprit lui reproche les égarements de quelques-uns de
ses membres;
— Voir: l'article Nicolas, et Voyages de Hartley en Grèce et dans les sept Églises apocalyptiques.
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PERGE,
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maintenant Karahisar ou Château noir; ville maritime et métropole de la Pamphylie, située près du
Cestrus, à 60 stades de son embouchure, et à 10 lieues nord-est d'Attalée. Elle possédait un temple célèbre
d'Artémis. Alexandre s'en empara. Saint Paul y annonça la parole de Dieu, Actes 13:13; 14:25.
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PERLES.
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Elles sont sans contestation désignées par le mot μαργαριτάρι dans le Nouveau Testament, Matthieu 7:6;
13:45; 1 Timothée 2:9; Apocalypse 17:4; 18:12, et selon quelques auteurs, notamment selon les
commentateurs juifs, par l'hébreu peninnim, Proverbes 3:15; 8:11; 20:15; 31:10; Job 28:18; Lamentations 4:7
(où nos versions ont mis pierres précieuses): plusieurs rabbins entendent aussi des perles l'hébreu dar,
d'après l'étymologie de l'arabe, Esther 1:6.
— Voir: Marbre, et le b'dôlach,
— Voir: Bdellion.
On fait observer le rapport qu'il y a entre l'hébreu peninnim et le latin pinna, nageoire, poisson, qui
désigne aussi par extension le coquillage qui produit les perles; la circonstance que le nom hébreu est
toujours au pluriel, et le contexte qui met toujours les peninnim à côté des métaux et des pierres
précieuses, sans qu'elles soient ni l'un ni l'autre, militent en faveur de la traduction adoptée; enfin, le fait
que les perles ont été connues fort anciennement, et notamment dans les contrées voisines de la mer
Rouge et du golfe Persique, où elles sont fort abondantes, mérite d'être pris en considération. Mais d'un
autre côté le passage des Lamentations, qui donne aux peninnim la couleur vermeille, ne cadre guère
avec l'idée qu'il s'agisse là de perles, à moins qu'on n'admette l'assertion de Calmet, que l'eau des perles
de l'Orient tire sur l'incarnat, ou l'explication de Bochart qui prend le mot rouge ou vermeil dans le sens
d'éclatant, brillant, ainsi que cela se fait quelquefois en arabe, et comme nous en avons un exemple dans
les purpurei olores d'Horace. Gesenius repousse cette signification secondaire du mot, et donne avec
Michaélis et d'autres à peninnim le sens de corail, q.v. Il est difficile de décider.
Quant aux perles, elles ont servi au luxe dès la plus haute antiquité; elles étaient un article de commerce
fort important que les Orientaux tiraient assez ordinairement de l'Arabie, sur les côtes de laquelle on en
péchait en grande abondance; l'île de Tylos était en particulier renommée pour ses nombreuses et belles
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