Page 909 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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pêcheries de perles et de nacre, que des plongeurs allaient chercher aux pieds des rochers; on en trouvait
également en fort grand nombre dans la mer des Indes, Pline 6, 32; 9, 54. Strabon 16, 767. Depuis quelques
siècles les côtes du Nouveau Monde ont offert de nouvelles richesses sous ce rapport; leurs perles ont une
eau verdâtre, qui les fait moins rechercher peut-être que les perles gris de lin des mers du Nord, que les
perles rose-rouge de l'Océan des Indes, mais qui n'en est pas moins pure, délicate, et souvent préférable et
préférée. Le coquillage qui les sécrète est le mytilus margaritiferus de Linnée, long et large parfois de 30
centimètres et de l'épaisseur d'un doigt; la coquille, sans forme et rude à l'extérieur, est polie et d'une
blancheur éblouissante en dedans. Les naturalistes ne sont pas d'accord sur le mode de formation des
perles; on sait seulement que ce sont des excrétions de l'animal, soit accidentelles, soit destinées à boucher
de petites cavités formées dans le tissu du coquillage. La grosseur, la forme et la beauté des perles qu'on
trouve dans un même individu varient beaucoup: l'on en trouve de rondes, d'ovales, d'allongées en poire
et d'anguleuses: leur nombre varie également, et l'on en a découvert jusqu'à cent cinquante dans une
seule mère-perle, mais elles n'étaient pas toutes achevées au même degré. Les plus grosses appartiennent
aux îles de Ceylan, de Sumatra et de Bornéo, les plus fines au golfe Persique» On en trouve quelques-
unes, mais peu appréciées et peu solides, dans les huîtres communes, et dans les rivières de l'Europe, en
Bohême et en Silésie.
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PERSE.
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Cette contrée, si voisine du berceau du genre humain, et par conséquent bien connue dès la plus haute
antiquité, n'apparaît dans les premiers écrits de l'Ancien Testament que sous le nom d'Élam, q.v. Plus
tard seulement, et depuis l'exil, elle reçoit le nom de Perse qui désigne alors (outre la Perse proprement
dite, le Persis ou Farsistan) tout l'immense royaume fondé par Cyrus, qui comprenait la plus grande
partie de l'Asie connue, depuis le voisinage de l'Indus jusqu'à la mer Égée: à la Perse qu'il avait héritée de
ses ancêtres, le conquérant avait joint ce que la domination des Mèdes avait embrassé jusqu'au fleuve
Halys, le royaume de Lydie au-delà de ce fleuve, et celui de Babylone. Son successeur, Cambyse, y ajouta
l'Égypte. Cet empire ne subsista que deux siècles, et fut conquis par Alexandre. Après la mort du roi de
Macédoine, les provinces de l'Orient tombèrent au pouvoir de Séleucus Nicator, mais ses successeurs en
Syrie perdirent une partie de ces provinces, qui leur furent enlevées par les Parthes. Sous la domination
de ces derniers, la Perse eut des rois particuliers; on a l'énumération des provinces qui composaient
l'empire des Parthes; la Perse et même la Susiane et la Carmanie n'y sont pas comprises, et sont ainsi
considérées comme indépendantes. Leurs princes furent néanmoins dans un état de dépendance jusqu'au
troisième siècle. Un Persan, qui prit le nom d'Artaxercès, secoua le joug des Parthes, en anéantissant leur
puissance, la rendit aux Perses qui en jouirent environ quatre cents ans, jusqu'à l'invasion des Arabes
sous les premiers califes successeurs de Mahomet; dès lors le nom de Perse s'est conservé pour désigner
tout le pays compris depuis les limites de la domination turque jusqu'à l'Indostan.
La grande Perse était divisée en cinq provinces ou satrapies, la Susiane,
— Voir: Susan;
la Perse proprement dite, la Carmanie et la Gédrosie (Kerman et Mékran), l'Arie ou Khorasan, et
l'Hyrcanie; on peut y joindre encore la Margiane, qui a fait partie de l'empire des Parthes. Chacune d'elles
avait une administration complète et la direction de ses colonies; mais elles relevaient toutes aussi du roi,
qui était le centre et le chef du gouvernement.
La Perse proprement dite s'étendait du nord au sud jusqu'au golfe Persique, entre les 27° et 33° de
latitude; elle était séparée de la Médie au nord par les monts Parachoatras, maintenant Aprassia, touchant
la Susiane à l'ouest par les monts Baktiori pleins de passages et de défilés étroits et dangereux; à l'est était
la Carmanie. Le pays, qui est montueux déjà dans la partie septentrionale de la Susiane, continue de l'être
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