des sacrifices, ainsi qu'à la lune, au feu, etc. Le mage (importation mède) qui présidait au sacrifice, divisait
l'holocauste en cinq parties; les dieux n'entraient point dans ce partage, parce que, disaient les Perses, la
divinité ne veut que l'âme de la victime. On ne peut déterminer jusqu'à quel point cette adoration de la
lumière et du feu se combinait avec les doctrines dualistes de Zoroastre, mais il paraît que ces dernières
n'ont point été étrangères aux Perses.
La Perse, après n'avoir été qu'une satrapie sous Phraortes, roi de Médie, qui vivait quatre-vingt-quatorze
ou quatre-vingt-dix-sept ans avant Cyrus, ne commence à compter comme royaume indépendant, ayant
son histoire, propre, que sous Cyrus, qui fut son premier roi, au dire de tous les chroniqueurs historiens,
qui, au milieu de leurs divergences, s'accordent cependant sur ce point, Hérodote, Ctésias, Xénophon.
Mais Cyrus a-t-il vaincu le dernier roi des Mèdes, Astyage; ou bien, gendre de Cambyse II, a-t-il hérité
d'une partie de ses États? C'est ce qui ne peut être décidé.
Quoi qu'il en soit, Cyrus ne tarda pas à joindre la Babylonie à sa couronne, 539 avant J.-C. Il mourut en
529.
Après lui vinrent Cambyse, 529;
Smerdis, ou plutôt le faux Smerdis, prétendu frère de Cambyse, 522;
Darius Hystaspe, 521;
Xercès, 485, qui fut égorgé la vingtième année de son règne par Artaban, qui lui succéda et ne régna que
sept mois;
Artaxercès Longue main, 465 ou 464;
Xercès II, son fils, 424, ne régna que deux mois;
Sogdiane, 424, sept mois;
Darius Nothus (Ochus), 424;
Artaxercès II, 404;
Artaxercès Ochus, 364;
Arsès, 338;
Darius Godoman, 335. Ce fut lui qui, après un règne d'environ six ans, fut vaincu à Arbèles par
Alexandre de Macédoine, 330 avant J.-C. Il vit tomber ainsi la monarchie perse après une existence de
deux cent dix-neuf années.
Ceux des rois perses dont il est parlé dans l'Écriture sainte, les seuls dont nous ayons à nous occuper,
portent quelquefois chez les auteurs sacrés des noms différents de ceux que leur donnent les historiens
profanes, des noms hébraïsés; d'autres fois leur nom étant donné sans leur surnom caractéristique, il est
difficile de reconnaître toujours avec certitude duquel des successeurs de Cyrus il est question. Nous
avons examiné aux articles Cyrus, Darius, Artaxercès, etc., ces questions de détail: rappelons encore ici
d'une manière sommaire les rapports de l'histoire des Juifs avec celle de leurs conquérants.
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