Page 913 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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— Voir: Hémorrhoïsse.
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PESTE,
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maladie épidémique fréquente en Orient, surtout en Égypte et en Turquie, plus rare déjà en Syrie et dans
les contrées voisines. Elle se propage d'un endroit à un autre avec une incroyable rapidité, et enlève des
milliers d'hommes avant qu'on ait seulement une conscience claire de sa présence. En 1610, elle détruisit
le quart de la population de la Suisse, 4,000 personnes à Bale, 5,000 à Zurich, 2,000 dans le petit canton de
Glaris, 33,584 dans celui de Thurgovie, etc.; en 1714, Constantinople vit mourir 300,000 hommes; en 1760,
Saint-Jean-d'Acre perdit en cinq mois 7,000 hommes sur 26,000 habitants; d'autres exemples pourraient
être multipliés. On connaît les effrayantes descriptions qu'en ont faites Thucydide, Manzoni, et d'autres.
L'Égypte est en quelque sorte sa patrie, Exode 9:3: elle gagne de là les contrées maritimes qui l'avoisinent,
la Palestine, la Syrie, et règne ordinairement depuis décembre jusqu'à la mi-juin. Il est plusieurs fois parlé
de la peste dans l'Écriture, 2 Samuel 24:13,15; 1 Rois 8:37; Jérémie 14:12; 21:6; 24:10; Ézéchiel 5:12; 7:15: elle
est dénoncée comme menace et châtiment, Lévitique 26:23; Nombres 14:12, et fréquemment réunie à
l'épée et à la famine, comme aussi dans la nature ces trois fléaux se rencontrent souvent ensemble, parce
que les uns sont les effets des autres, Matthieu 24:7; Luc 21:11.
Celui qui est atteint de la peste, par le contact d'une personne ou d'un objet qui en est infecté, commence
par éprouver du dégoût pour les aliments, des maux de tête et de reins, un violent besoin de dormir, un
affaiblissement physique, souvent aussi moral et intellectuel; les yeux s'obscurcissent, la langue
s'appesantit, quelquefois même elle se paralyse complètement de même que le sens de l'ouïe; puis
viennent les vomissements, la diarrhée, une lièvre violente et le délire. Dans les premiers jours de
l'épidémie la maladie ne dure guère qu'un instant, et elle est presque aussitôt suivie de la mort; plus tard
le malade vit ordinairement jusqu'à trois jours; peu à peu le poison perd de sa force, et le nombre de ceux
qui se rétablissent devient de jour en jour plus considérable; mais personne ne se guérit sans avoir eu des
tumeurs de peste, espèces d'ulcères qui sont comme la poussée de la maladie, son éruption, mais qui ne
sont pas toujours un gage de guérison; car, même dans les cas les plus favorables, les malades restent
encore quarante jours en danger de mort. Ces tumeurs apparaissent surtout sur les parties délicates et
tendres de la peau, sous les aisselles, quelquefois aux oreilles, aux joues, sur la nuque, etc.; elles sont
rondes ou ovales, d'abord rouges, puis bleues, et très douloureuses: quand elles sont mûres, elles percent
d'elles-mêmes, ou bien on les ouvre, et il en découle une humeur épaisse et infecte. Quelquefois, mais
rarement, elles se dissipent, et se perdent sans inconvénient pour le malade. Quand la maladie est
heureuse et qu'au troisième jour une abondante transpiration a brisé la force de la fièvre, ces tumeurs et
des taches répandues sur les différentes parties du corps, sont pour ainsi dire les seuls symptômes qui
subsistent encore, les seules traces que la peste ait laissées de son passage. Une diète sévère est alors,
comme pour presque toutes les maladies, la seule précaution que le malade ait à prendre: les remèdes de
la médecine sont ordinairement sans emploi, sauf un puissant sudorifique qu'on lui administre dès le
commencement de l'attaque. La peste peut frapper à plusieurs reprises, et l'on a des exemples de
personnes qui en ont été atteintes jusqu'à douze fois.
Le nom de peste, ou pestilentiel, est employé plusieurs fois d'une manière figurée dans l'Écriture sainte,
comme il l'est chez nous dans le langage ordinaire pour dire quelqu'un ou quelque chose de dangereux,
de redoutable, etc., Osée 13:14; Psaumes 91:3; Actes 24:5.
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PETHOR,
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ville de la Mésopotamie, située sur l'Euphrate, et patrie de Balaam, Nombres 22:5; Deutéronome 23:4.
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