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PEUPLIER.
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Nos versions traduisent ainsi l'hébreu libnéh, Genèse 30:37; Osée 4:13, sur l'autorité des Septante (dans le
second passage), de l'arabe, du syriaque, et de l'étymologie; et Celse, dans sa botanique sacrée, accepte
cette traduction comme bonne, d'autant plus que l'on trouve en Palestine beaucoup de peupliers blancs,
et que cet arbre était déjà estimé dans l'antiquité à cause de son bel ombrage, Théocrit. 7, 8. Ovid. Met. 10,
555, Horace, Od. 2. 3, 9. Cette opinion peut se soutenir; cependant, dans le passage de la Genèse, les
Septante et Saadias ont traduit ce mot par storax, q.v.; le rabbin Jona vient encore à l'appui de cette
version; l'usage de l'arabe la recommande, et l'étymologie qui n'emporte que l'idée de blancheur, peut
aussi bien être invoquée en faveur de la résine blanc de lait du storax, qu'en faveur du peuplier blanc.
Entre ces deux traductions il est difficile de prononcer; nous adopterions plutôt la dernière.
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PHALEG,
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— Voir: Péleg.
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PHANUEL,
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de la tribu d'Aser, Luc 2:36, père d'Anne la prophétesse; du reste, inconnu.
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PHARAON,
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nom commun de tous les rois de l'ancienne Égypte, comme Ptolémée fut plus tard le nom des rois
égyptiens d'origine grecque macédonienne. Quelquefois, mais rarement, un nom personnel est joint à
celui de la royauté, comme pour Pharaon Néco, Hophra, Tirhaca, etc. Le nom de Pharaon signifie roi,
ainsi que l'établit déjà Flavius Josèphe, puis Jablonsky, d'après le copte ouro, et avec l'article Pe-ouro ou
Ph'ouro; on ne le trouve qu'accidentellement dans les historiens grecs. Hérodote 2, 111; en revanche, il est
presque la seule désignation des rois d'Égypte dans l'Histoire sainte; onze personnages de ce nom
apparaissent à différentes époques de la vie du peuple juif; l'incertitude de la chronologie amenant de
l'incertitude dans les synchronismes, il n'est pas toujours facile de déterminer quels sont, dans l'Histoire
profane, les pharaons nommés dans l'Écriture.
1.
Pharaon, contemporain d'Abraham, Genèse 12:15. Il fit enlever l'épouse du patriarche que celui-ci
donnait pour sa sœur, mais divinement averti de son erreur, il ne tarda pas à la lui renvoyer. C'est
presque la même histoire que nous avons vue chez Abimélec, roi des Philistins, et si un troisième
enlèvement de ce genre a lieu encore aux jours d'Isaac, la fréquence de ces faits, loin d'en diminuer la
vraisemblance, nous montre combien ils étaient conformes aux mœurs d'alors. On voit aussi par ces
rapports entre les Égyptiens et la famille d'Abraham, que cette horreur des premiers pour la vie pastorale
et nomade n'existait pas encore, et l'histoire nous montre, en effet, qu'elle n'a commencé que sous la 17e
dynastie, sous celle des rois pasteurs, conquérants étrangers dont la vie et les mœurs devaient, par une
sorte de préjugé naturel, devenir un objet de haine et de mépris pour leurs nouveaux sujets; comme cette
aversion paraît déjà aux temps de Joseph, il ne faut pas remonter bien haut en arrière pour trouver le
Pharaon d'Abraham, et l'on suppose avec bien de la probabilité, qu'il appartenait à la 16e dynastie, l'une
de celles des rois thébains (2272 avant J.-C.), celle qui précéda immédiatement la conquête de l'Égypte par
les rois pasteurs. Les découvertes modernes ne nous conduisent pas aussi haut dans l'histoire de
l'ancienne Égypte, et ses monuments gigantesques et mystérieux maintenant expliqués, ne nous font
remonter qu'aux règnes de la 17e dynastie. D'après la chronologie vulgaire que nous suivons
ordinairement, Abraham aurait été contemporain du cinquième et du sixième roi de la dynastie des rois
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