Page 157 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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Bartimée. Quant à la seconde difficulté, elle est plus grande; mais rien n'empêche d'admettre que Luc a
réuni en une seule narration deux phases, ou circonstances différentes, du même fait; il est en effet le seul
qui fasse mention de la première question de l'aveugle «il demanda ce que c'était.» Cette question,
Bartimée la fit avant l'entrée dans Jérico; ce qui arriva ensuite dans cette ville, l'histoire de Zachée, etc,
excita la confiance de cet aveugle en Jésus: un autre aveugle s'étant joint à lui, ils s'adressèrent ensemble
au Maître, comme celui-ci quittait de nouveau la ville. Contre cette explication, qui concilie tout, il n'y a
pas de raison bien forte à faire valoir.
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BARUCH,
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1.
prince ou grand seigneur juif, fils de Nérija, frère de Séraja, l'un des courtisans de Sédécias,
Jérémie 32:12; 51:59; sq. Ami, et peut-être parent de Jérémie, il fut pendant quelque temps son secrétaire
ou scribe, 36:4, et écrivit sous sa dictée les paroles que l'Éternel prononça contre Juda, la quatrième année
du roi Jéhojakim. Puis il fut chargé par son maître de les lire au peuple dans le temple, en un jour de
jeûne, qui avait été ordonné tout récemment en commémoration, dit-on, de la prise de Jérusalem par
Nébucadnetsar. D'après nos versions, il semblerait que Baruch en fît la lecture par deux fois, ainsi que le
veulent Prideaux et Ussérius, mais il faut lire au verset neuvième: «Et cela arriva», etc, et verset 10, «ce fut
ce jour-là que Baruch lut» etc. Le texte, en effet, ne parle que d'une seule lecture, et si le moment où furent
rédigés les discours du prophète, est éloigné de celui où ils furent lus au public, c'est qu'il fallait un
certain temps pour le travail même de la rédaction, et qu'il importait, dans l'intérêt de la lecture, qu'on la
fît en un jour solennel où une foule de Juifs, de toutes les parties du royaume, rempliraient le temple. Plus
tard, Baruch fut encore appelé par devant les principaux officiers du roi, qui lui demandèrent de leur
relire ce même rouleau dont il avait donné lecture au peuple. Effrayés des menaces qu'ils entendirent
alors, et ayant appris qu'elles avaient été prononcées par le prophète Jérémie, ils résolurent d'en instruire
le roi, et conseillèrent à Baruch de se cacher ainsi que son maître; précaution qui ne leur fut pas inutile,
car Jéhojakim ayant entendu la lecture de ces oracles, les mit en pièces et les jeta dans le brasier qui brûlait
devant lui, puis il donna l'ordre qu'on recherchât ces deux hommes et qu'on s'en rendît maître, mais
«l'Éternel cacha Baruch et Jérémie.»
— Baruch fut chargé d'écrire, sous, la dictée de son maître, un second rouleau semblable au premier qui
avait été détruit, et sans doute plus sévère encore. Mais ce fidèle serviteur, attaché à Jérémie par
l'harmonie des sentiments religieux et patriotiques, partageant avec lui les persécutions et les peines qu'il
avait à endurer, affligé des nouvelles menaces qu'il devait écrire contre sa patrie, et craignant peut-être de
voir encore augmenter ses douleurs par cette publication, s'écria: «Malheur à moi! car l'Éternel a ajouté la
tristesse à ma douleur!» Pour le consoler, 45:1-5. Jérémie lui annonça la protection divine durant toute sa
vie, mais lui représenta que si Dieu lui-même, qui voudrait voir ce peuple heureux, était obligé de le
punir, lui, Baruch, ne pouvait prétendre à recueillir la gloire et la prospérité. Nous retrouvons Baruch
dans la dixième année de Sédécias, pendant le siège de Jérusalem, 32:12. Jérémie lui confie le contrat de
l'acquisition qu'il a faite du champ de Hanaméel, son parent. Plus tard encore, 43:3, dans l'année qui
suivit la prise de Jérusalem, nous le voyons injustement soupçonné d'animer Jérémie contre les
déplorables et impies débris de Juda; ses accusateurs se saisissent de lui et l'entraînent de force en Égypte,
ainsi que Jérémie, comme s'ils voulaient encore, dans leur rébellion, conserver au milieu d'eux les
représentants de ce Dieu auquel ils ne craignaient pas de désobéir.
C'est à ce Baruch que la fable attribue le livre apocryphe qui porte son nom; mais on peut voir à l'article
Apocryphes ce que nous en avons dit.
2.
Baruch, fils de Zaccaï, Néhémie 2:20, releva une partie des murs de Jérusalem, sous la direction
de Néhémie.
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