On sait comment l'Église romaine s'est permis de retrancher la coupe aux fidèles, de son autorité privée, il
y a quatre ou cinq cents ans; nous n'avons point à remontrer ici toute l'impiété de cette innovation, non
plus que ce qu'elle a de diamétralement opposé à l'institution de la Cène par notre Sauveur, qui dit lui-
même, en parlant du vin: «Buvez-en tous.» Sans doute avec les idées magiques que l'ont veut rattacher à
ces simples symboles, et par suite des doctrines mystérieuses qui furent échangées pendant l'époque de
ténèbres qui précéda la réformation, l'on vint à dire: Puisque le corps de Christ est tout entier et
matériellement compris sous chacune des deux espèces, il n'est pas nécessaire de le donner à double aux
simples fidèles, comme si notre Sauveur, en donnant ce commandement, n'avait pas su ce qu'il faisait:
d'ailleurs, ajoutent les ennemis de la coupe, on pourrait, par accident, laisser tomber à terre quelques
gouttes du sang sacré, en le donnant soit aux malades, soit aux enfants, soit même à tous les autres
fidèles; on dirait que notre Sauveur n'ait pas prévu ce cas, et que les prêtres du moyen âge aient dû, sous
la conduite de celui qui demeure à Rome, réparer cette inadvertance.
— Mais nous n'avons point à régler ce compte ici; d'autres l'ont déjà fait et bien fait.
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COUR.
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Les riches maisons de l'Orient avaient ordinairement une espèce d'avant-cour, porche, ou portique
servant de vestibule, Jérémie 32:2; Marc 14:68; Jean 18:16. On passait de là dans les appartements
supérieurs par un escalier construit en dehors de la maison, conduisant jusqu'au toit et souvent fait de
bois très-précieux, 2 Chroniques 9:11; 1 Rois 6:8. Cette avant-cour conduisait aussi dans la cour
proprement dite qui communiquait avec les étages inférieurs et le rez-de-chaussée. La cour était en
général nue, et les riches, pour tout meuble, ne savaient y établir autre chose qu'une citerne, qui était un
grand objet de luxe.
— Voir: Maisons.
Cour de justice,
— Voir: Juges, Jugements.
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COURGE.
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Quelques-uns ont pensé que le kikajon de Jonas 4:6, était une courge; mais,
— Voir: Kikajon.
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COURONNE.
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L'usage des couronnes était fort commun chez les Hébreux, comme chez les Orientaux en général;
presque chaque livre de la Bible en parle. La plus ancienne dont nous ayons connaissance est celle du
souverain sacrificateur, qui se composait d'une lame d'or pur, s'attachant par derrière avec un ruban bleu-
céleste, et sur laquelle étaient gravés les mots: «La sainteté à l'Éternel;» elle se plaçait sur la tiare du
pontife, Exode 28:36-37. Il semble, d'après Ézéchiel 24:17,23, que les simples prêtres portaient aussi des
espèces de couronnes, puisque dans ces passages Dieu défend au prophète d'ôter sa couronne ou de
mener deuil en aucune façon, afin de montrer aux Israélites qu'eux aussi, dans la captivité, ne pourront
mener deuil, ni s'abandonner à leur douleur, même quand leurs plus proches parents seront passés au fil
de l'épée: peut-être aussi s'agit-il simplement de bonnets ou de turbans que chacun portait comme
couverture de tête, sans y rattacher du reste aucune autre idée. Mais lorsque Moïse ordonne aux Juifs,
Deutéronome 6:8, de porter les paroles de la loi comme une couronne sur leur tête, et comme un bracelet
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