Page 288 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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à leurs bras (c'est le sens du texte), il insinue assez clairement que les couronnes et les bracelets étaient
fort en usage chez eux.
Une couronne était la parure nuptiale de la vierge et de son époux, Ésaïe 61:10; Cantique 3:11; c'est ainsi
que l'Éternel, regardant la nation juive comme son épouse, lui met une couronne d'or sur la tête, Ézéchiel
46:12; cf. 23:42.
— Le diadème était encore l'ornement des rois et des princes, comme la marque principale de leur
dignité, soit chez les Hébreux, soit chez les païens; et quand David se fut emparé de Rabbath-Hammon, il
prit la couronne de leur roi qui pesait un talent (35 kilogrammes), et qui était toute garnie de pierres
précieuses. La couronne de Saul est mentionnée 2 Samuel 1:10; parmi les objets que l'Hamalécite, qui se
vantait de l'avoir tué, apporta à David; le diadème de Salomon, que sa mère Bathsébah lui avait brodé
pour le jour de ses noces, est nommé Cantique 3:11; celui de Josias, 2 Chroniques 23:11. Les rois qui
possédaient plusieurs royaumes ceignaient autant de diadèmes, comme on peut le voir par Apocalypse
12:3; 13:1; et le roi des rois, qui domine sur l'univers entier et sur les peuples de toutes langues, a sur sa
tête plusieurs diadèmes, nous dit le même apôtre, 19:12.
Les reines de Perse portaient une couronne que le roi leur accordait quand il voulait les honorer. Vasti
jouissait de ce privilège, Esther 1:11, lorsqu'ayant eu le malheur de déplaire à son époux Assuérus, elle vit
la couronne royale passer sur la tête de la Juive, parente de Mardochée, 2:17. Haman, racontant comment
il pense que le roi doit traiter la personne qu'il veut honorer, n'oublie pas la couronne royale, 6:8.
Mardochée en fut effectivement revêtu, dans la course triomphale qu'il fit au travers de la ville de Susan,
8:15.
Mais la couronne biblique dont le souvenir est le plus cher aux chrétiens, parce qu'elle a ceint la tête du
Prince de paix, c'est la couronne d'épines, bel emblème de la royauté qu'il devait trouver dans ses
souffrances, mais triste anneau qui doit s'ajouter à la chaîne des perversités humaines. On s'est demandé,
par curiosité, de quelles épines était composée cette couronne; les uns ont répondu d'aubépine, les autres
d'acacia, les autres de groseillier, les autres de jonc marin, les autres d'épine-vinette, etc. L'on n'en sait
évidemment rien. Ce qu'il y a de plus curieux dans cette discussion, c'est que ceux qui se tourmentent
ainsi après ces épines, devraient être mieux à même que personne de répondre d'une manière
satisfaisante. N'ont-ils pas en effet conservé cette couronne? N'ont-ils pas en effet conservé ces épines?
N'y en a-t-il pas un tiers en la Sainte-Chapelle de Paris? à peu près autant à Notre-Dame? puis à Rome six
épines partagées entre les églises de Sainte-Croix et de Saint-Eustache; à Sienne quelques-unes; à Bourges
cinq; à Bezançon trois; à Vienne une; à Mont-Royal trois; à Alby trois; à Toulouse, à Mâcon, à Alby, à
Noyons, etc., etc., etc.? sans parler de toutes les autres épines qui sont dans le monde. «Par quoi il est aisé
de conclure, ajoute Calvin, que la première plante a commencé à jeter longtemps après la passion de notre
Seigneur Jésus-Christ.» La conclusion est juste; elle donne en même temps la clé des divisions qui existent
entre les papistes sur l'espèce d'épines dont il s'agit: on n'a pas pu vérifier sur la sainte couronne qui se
conserve à la Sainte-Chapelle de Paris, parce qu'elle n'a plus d'épines, dit Calmet, depuis qu'on en a
arraché la dernière du temps de Louis XIII. Le même bénédictin ajoute: «L'histoire ancienne ne nous a
rien appris sur la manière dont la sainte couronne s'est conservée et est venue jusqu'à nous. Il est même
assez difficile de croire que toutes les épines et toutes les parties de la sainte couronne que l'on montre en
différents endroits, ne viennent que de la seule couronne du Sauveur.»
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COURRIER.
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L'institution des courriers faisant le service de poste est très ancienne, et paraît avoir pris naissance en
Perse. Ce furent d'abord des sentinelles qui, placées de distance en distance, se criaient l'une à l'autre les
nouvelles publiques, et les faisaient ainsi parvenir avec une très-grande rapidité de toutes les parties du
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