naturel de voir dans Élisa le père des anciens habitants de la Grèce, et Bochart compare le nom d'Élis ou
Élide, une ancienne partie du Péloponèse; on peut aussi rappeler le nom de l'Éolie, mais dans un sens
plus large que ne fait Flavius Josèphe, le nom d'Hellas, et enfin celui des champs Élysées. On sait que les
Orientaux et les Grecs regardaient comme le plus grand bonheur d'être recueilli avec ses pères, et c'est là
où étaient les pères qu'était pour eux le paradis; pour les Grecs descendants d'Élisa, le lieu de repos
devait ainsi s'appeler l'Élysée.
— Les îles (ou côtes, contrées maritimes) d'Élisa sont renommées, Ézéchiel 27:7, pour leur pourpre bleue
et rouge; et les anciens auteurs, Pline 9, 40; Hor. Od. 2, 48; 7, et autres, parlent également de la grande
richesse de moules et coquilles de pourpre que l'on trouvait sur les côtes du Péloponèse.
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ÉLISABETH,
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1.
ou en hébreu Élisébah (serinent de Dieu), femme d'Aaron, Exode 6:23.
2.
Élisabeth, de la famille d'Aaron, femme du sacrificateur Zacharie, et mère de Jean-Baptiste, Luc
1:5. Stérile et vieille, elle enfanta le précurseur du Messie, selon la promesse qui en fut faite par l'ange à
son époux, dans le temple. Ayant reçu la visite de sa cousine Marie, elle pressentit en elle la mère du
Sauveur, et s'écria, dans son cantique (1:42): «Tu es bénie entre les femmes», la saluant des mêmes paroles
qui furent également dites de Jahel, Juges 5:24, de Judith, Judith 13:23, et surtout, mais dans une plus
grande mesure, d'Abraham, Genèse 22:18, salutation dont Rome a voulu faire une adoration; passe
encore s'il y avait: Tu es bénie entre les anges! Mais pour la femme du pontife, la fiancée de l'artisan
n'était qu'une femme plus privilégiée qu'une autre, et qui n'avait pas cessé d'être femme.
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ÉLISAMAH,
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Jérémie 41:1, de la race royale, un des principaux de chez le roi; peut-être le même que le secrétaire de
Jéhojakim, que nous voyons, 36:12, assistant à la lecture du livre contenant l'oracle de Jérémie. Quelques-
uns, rendus sérieux, s'opposèrent à ce que le roi déchirât le rouleau, mais Élisamah ne fut pas du nombre,
et paraît avoir été dévoué à son maître jusque dans le mal: triste dévouement qui nuit à l'un sans jamais
servir à l'autre.
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ÉLISAMATH.
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fils de Hammiud, chef de la tribu d'Éphraïm, Nombres 1:10.
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ÉLISÉBAH,
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Exode 6:23;
— Voir: Élisabeth.
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ÉLISÉE
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(Dieu qui sauve), prophète israélite, qui exerça son ministère dans le royaume des dix tribus, sous les
règnes de Joram, Jéhu, Joachaz et Joas. Il était originaire d'Abel-Méholah, 1 Rois 19:16, où il cultivait ses
terres au moment où Élie vint le chercher et l'appeler aux fonctions de prophète, 903 avant J.-C. Il fut
témoin de la glorieuse ascension de son maître, et demanda deux fois l'esprit d'Élie. Les eaux du Jourdain
s'arrêtant et se divisant à sa voix, furent en quelque sorte le premier encouragement qu'il reçut, le premier
gage de la puissance qui agissait en lui. Il se fait reconnaître ouvertement à Jéricho, en assainissant par un
prodige les eaux de la ville. L'école des prophètes reconnaît en lui le successeur d'Élie. À Béthel, des
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