Page 539 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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sommet de montagnes encore vierges, l'Ararat, la Jungfrau, etc., y plantent une croix ou telle autre signe
de prise de possession); d'autres fois c'étaient des arbres qui, par leur force de vie, promettaient d'occuper
longtemps la place, des chênes ou des térébinthes (les Suisses avaient leur tilleul d'Altorf, et chaque
nation compte quelques mémoriaux de cette espèce). Quelquefois encore les Hébreux avaient leurs chants
historiques, Exode 15; Nombres 21:14; Juges 5, cf. Josué 10:13; 2 Samuel 1:18, ou bien des sentences
proverbiales, 1 Samuel 10:12; 19:24; 2 Samuel 5:8, des noms significatifs, des fêtes solennelles, Exode 12:25;
Juges 11:40, etc.
On ne peut préciser comment, ni à quelle époque, ils commencèrent à écrire l'histoire; peut-être
débutèrent-ils par des chants historiques, peut-être même par les généalogies, qui étaient en quelque
sorte le fond, le cadre de leur histoire, et que les Orientaux de nos jours estiment encore à une si grande
valeur, Genèse 5:10:25, etc.
— Sous les successeurs de David, on voit déjà quelques annalistes; ils appartiennent pour la plupart soit
aux officiers de la cour, soit surtout à l'école des prophètes, 1 Rois 4:3; 2 Rois 18:18,37; 2 Chroniques 34:8;
Ésaïe 36:3,22. Les cours orientales avaient également leurs historiographes, cf. Esther 10:2; Esdras 4:15; 6:2.
— C'est par des prophètes qu'ont été écrits les livres historiques de l'Ancien Testament; ils citent eux-
mêmes les biographies dont ils se sont servis, et qu'ils se sont parfois bornés à extraire.
On peut remarquer, pour l'ensemble des ouvrages historiques de l'Ancien Testament, qu'il s'y trouve une
complète absence de préoccupation chronologique: comparés les uns avec les autres, ils présentent des
contradictions inconciliables, dont on peut mettre les unes sur le compte des copistes, les autres sur ce
que, peu sou cieux de la chronologie, un historien comptait à double certaines années, celles, par
exemple, pendant lesquelles un fils avait été associé à son père sur le trône; compte exact aussi longtemps
peut-être qu'il ne s'agit que de la vie d'un seul homme, mais inexact lorsqu'on résume l'histoire de la
nation par celle de ses rois. On trouvera dans des considérations de ce genre la clef de presque toutes ces
inexactitudes dont on a tant parlé: un mot répond à tant d'attaques, c'est que le but de l'historien sacré
n'était pas de fournir aux chronologistes modernes des dates et des jalons pour leurs époques, mais de
donner aux enfants de Dieu la nourriture dont ils avaient besoin, les leçons d'un peuple riche en
expériences de tous genres. Il est remarquable de voir aussi la manière dont l'histoire est racontée dans
ces livres de Dieu; ce ne sont pas les rois qui gagnent les batailles, ni les peuples qui se délivrent à main
forte et à bras étendu, ni les conseils qui délibèrent, mais partout intervient l'action providentielle, la main
suprême, le conseil de Dieu. Si l'histoire des autres peuples et des autres temps avait été écrite par le
même Esprit, combien elle ressemblerait peut-être à celle des Juifs, combien d'instructions on y trouverait
encore! Qu'on se représente l'histoire de France, les croisades, la réformation, les guerres de la ligue, les
massacres des protestants, écrits comme les livres de Samuel ou des Rois!
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HIWAH,
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— Voir: Hava.
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HOBAB,
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Nombres 10:29. Quelques auteurs confondent Hobab avec Jéthro son père, le beau-père de Moïse,
appliquant le nom de beau-père, dans le passage indiqué, à Hobab et non à Réhuel comme il faut le faire;
Réhuel n'est qu'un surnom de Jéthro, et Hobab est ainsi le beau-frère de Moïse. On pense que, lorsque
Jéthro retourna dans son pays, il laissa auprès de Moïse Hobab son fils qui, après avoir d'abord refusé,
finit, sur les instances et les promesses de Moïse, par consentir à servir de guide aux Israélites. Il paraît
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