Page 691 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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assignées pour y habiter, dispersées au milieu des douze tribus, Josué 21, et ils eurent droit à des dîmes et
redevances en nature pour leur subsistance journalière, cf. Deutéronome 10:9; 14:29; Josué 13:14,33. Privés
de capitaux, ils ne devaient avoir que des revenus; leur sort fut en quelque sorte assuré sur la piété des
fidèles. Ils avaient de plus l'avantage de pouvoir, dans les villes qui leur appartenaient, racheter en tout
temps, sans même attendre l'année jubilaire, les maisons qu'ils avaient pu être forcés d'aliéner un instant,
Lévitique 25:32, tandis que d'un autre côté la maison ou le champ qui avait été voué au temple, et qui
pouvait être racheté, devenait, en cas de non rachat, propriété lévitique et inaliénable en l'année du jubilé,
27:16-21,
— Voir: Lévites.
2.
et #3...
3.
Luc 3:29,24, ancêtres inconnus de Marie.
4.
— Voir: Matthieu.
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LÉVIATHAN.
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Cette expression hébraïque emporte avec elle l'idée de mouvements sinueux et tortueux; elle dirige
l'attention vers ces grands amphibies qui s'ébattent à l'aise au milieu des eaux, les serpents et le crocodile.
C'est, il paraît aussi, la signification générale de ce mot, et selon quelques auteurs il aurait tour à tour
l'une et l'autre signification; il faudrait l'entendre plus spécialement des serpents, Job 3:8; Ésaïe 27:1, du
crocodile, Job 40:20, et des monstres marins en général, Psaumes 104:26; 74:13, pris dans ce dernier
passage comme symboles de redoutables ennemis. (La dernière partie de Job 3:8, doit se traduire «ceux
qui sont habiles à conjurer les léviathans.») Si l'on peut admettre ces divers sens d'un même mot,
— Voir: Serpent,
il est un passage au moins dans lequel on doit le préciser davantage, c'est dans la description qui est faite
de cet animal, Job 40:20-41:25. Et d'abord Il est évident que ce morceau qui célèbre la grandeur de Dieu
dans la création, contient la description d'un animal réellement existant, et non point d'un être fabuleux et
chimérique, ainsi que l'ont supposé quelques auteurs. Un assez grand nombre d'idées ont été émises sur
cette question, et plusieurs, notamment Schultens dans son commentaire, ont soutenu qu'il fallait
entendre par léviathan les plus grosses espèces de serpents marins; mais depuis Bochart presque tous les
interprètes sont d'accord à y voir le crocodile (Rosenmuller, Gesenius, Winer, Preiswerk, Hævernick), et
cette opinion se justifie amplement par l'accord des détails du livre sacré avec tout ce que nous
connaissons de cet animal. Le morceau de Job se divise en deux parties; la première (40:20-41:2) est
destinée à montrer, à faire ressortir la faiblesse de l'homme en présence de ce redoutable animal, si fort et
si bien armé pour résister et se défendre; elle amène naturellement la conclusion: Comment celui qui ne
peut lutter contre la créature, essaierait-il de le faire contre le créateur? La seconde (41:3-25) est une
description des différentes parties de l'animal, de son caractère, de sa force et de sa férocité, description si
vivante qu'il semble qu'on ait le léviathan devant les yeux, la gueule ouverte, jetant des flammes.
«Tireras-tu le léviathan avec un hameçon? Prendras-tu sa langue avec une ligne?
Lui passeras-tu une corde de jonc dans le nez? et lui perceras-tu d'un croc les mâchoires?
T'adressera-t-il beaucoup de prières? Te dira-t-il de belles paroles? (s'humiliera-t-il devant toi?)
Fera-t-il une alliance avec toi, que tu le prennes pour serviteur à toujours?
T'en amuseras-tu comme d'un oiseau, et l'attacheras-tu pour tes jeunes filles? (comme en Orient les
enfants aiment à jouer avec de petits animaux, dont un léger fil suffit pour assurer la captivité.)
Les associés pêcheurs en font-ils commerce? le partagent-ils entre les marchands?
Rempliras-tu de pointes sa peau? (de manière qu'il y en ait assez pour le tuer), et du harpon des pêcheurs
sa tête?
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