Page 693 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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en Amérique, il n'en dépasse pas 6 ou 8. Son corps est vert, tacheté de noir; le ventre est d'un blanc
jaunâtre. La tête est au moins deux fois aussi longue que large, et sa gueule, garnie à la mâchoire
supérieure de trente-six, à l'inférieure de trente dents, longues et pointues, s'ouvre jusque derrière les
yeux et les oreilles. Ses mâchoires sont extrêmement fortes; mais, comme elles ne peuvent se mouvoir que
du haut en bas, et nullement de droite à gauche, le crocodile ne peut rien mâcher, et doit avaler sa
nourriture telle qu'elle entre dans sa gueule; il y joint quelquefois des pierres pour faciliter la digestion.
Ses yeux et ses oreilles se recouvrent, quand il est dans l'eau, de peaux très fines qui ne gênent pas les
fonctions de ces organes, et servent à les protéger. Son cou est court, et son dos si raide que tous les
mouvements de côté, un peu rapides, lui sont impossibles, ce qui permet facilement à ceux qui sont
poursuivis de lui échapper. Les écailles de son dos, toutes égales entre elles, sont rangées sur dix-sept
bandes, et se distinguent par leur forme carrée et régulière. Ce que l'on a dit des larmes et du ton plaintif
de cet amphibie, n'est qu'une fable: sa voix (s'il en a une, ce qui est nié par quelques-uns), serait une sorte
de mugissement rauque et élevé, sans rapport avec les cris d'un enfant. Il a le sang froid, et en petite
quantité, rougeâtre, et il peut en perdre la plus grande partie sans en être sensiblement éprouvé. La
femelle dépose dans le sable de trente à soixante œufs, légèrement plus grands que ceux de nos poules, et
les laisse éclore au soleil, se bornant à les surveiller pour les défendre au besoin. Quand les petits brisent
leur coquille, ils ont déjà 20 à 25 centimètres de longueur; leur peau est tendre, mais ils n'en sont pas
moins vifs et voraces.
Il faut considérer aussi la possibilité que le Léviathan fût une espèce de dinosaures qui survécut les eaux du déluge.
Nous savons d'après des fouilles et découvertes archéologiques que les dinosaures et les hommes vécurent dans une
même période de l'histoire. Plusieurs monstres marins ont aussi été rapportés qui entre dans le contexte de cette
description.
Le crocodile passe volontiers ses journées sur terre, étendu sur le sable aux brûlants rayons du soleil
africain, et sommeillant; le soir, il retourne à l'eau. Sa pâture, il la cherche partout, mais s'attache de
préférence aux êtres vivants; des enfants, des femmes, des hommes même, deviennent victimes de sa
férocité; il fond sur eux à l'improviste, et les entraîne dans le fleuve. Quelques peuplades africaines se
nourrissent de sa chair et la regardent comme un morceau délicat; mais elle est duré et répand une forte
odeur de musc.
— On peut voir de très intéressants détails et des extraits du voyage de Bartram, dans le Morgenland de
Preiswerk, 1839, avril.
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LÉVIRAT.
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Le mot ne se trouve pas dans l'Écriture, mais la chose s'y trouve. Levir, en latin, signifie le frère du mari,
(lege vir, comme en anglais in law, désigne les parentés acquises par le mariage), et ce nom a été donné à
la loi de Moïse qui obligeait un frère à épouser la veuve de son frère mort sans enfants, de telle sorte que
l'aîné des enfants qui naîtraient de cette union nouvelle héritât des biens et du nom du défunt,
Deutéronome 25:5-10; cf. Marc 12:18; sq. Cet usage, particulier, à ce qu'il semble, à la famille des Hébreux,
était antérieur à Moïse, Genèse 38:6-8, et n'a été peut-être conservé par lui qu'à cause du sentiment
national, qui regardait comme un devoir de ne pas laisser éteindre la race et le nom d'un homme mort
prématurément, ou privé de descendance. Cette loi favorisait d'ailleurs l'esprit de famille, la division des
fortunes et la perpétuité des héritages; elle était une exception formelle et motivée aux lois sur l'inceste,
— Voir: Lévitique 18:16.
Le droit ouïe devoir d'épouser pouvait se transmettre à un parent plus éloigné; mais le frère qui renonçait
à la main de la veuve pour se soustraire à cette charge, quelquefois gênante et coûteuse, était flétri
officiellement et publiquement, flétrissure qui, du reste, fondée sur le préjugé, devait s'affaiblir avec lui;
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