Page 697 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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— Voir: Pentateuque.
Le meilleur commentaire du Lévitique est celui qu'en donne l'apôtre dans l'Épître aux Hébreux; ce n'est
que par cette épître qu'on peut comprendre tant de préceptes qui sans cela n'auraient aucune
signification;
— Voir: aussi g, des Bergeries, Moïse dévoilé, et Guers, le Camp et le Tabernacle.
Le Lévitique nous montre dans toutes ses pages la haine de Dieu pour le péché, et le sacrifice comme seul
moyen de salut; c'est la lumière, mais encore faible, et un auteur anglais, Boyle, dit très bien que la loi
cérémonielle, avec tous ses rites mystérieux, nous montre l'enfant Jésus enveloppé de langes, comme la
crèche le montra aux bergers.
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LÉZARD,
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animal dont on connaît plusieurs espèces de diverses grandeurs, et que, selon quelques commentateurs,
on retrouve dans l'Écriture sous six noms différents, qui sont traduits dans nos versions, Lévitique 11:29-
30, par les noms de tortue, hérisson, crocodile, lézard, limace, taupe. Disons quelques mots sur chacun de
ces animaux, en réservant toujours l'incertitude qui règne sur tous ces noms, dont la plupart ne se
trouvent qu'une seule fois dans l'Écriture:
1.
Hébreux tzâb (Martin, tortue); l'animal désigné par nos versions est un amphibie dont le nom est
tout à fait déplacé au milieu de ceux qui l'entourent, et que la plupart des commentateurs, déjà les
Septante, Damir, Avicenne, puis Bochart, Hasselquist, Léon l'Africain, Shaw, Winer, Gesenius, Harris,
sont d'accord à traduire par lézard d'Égypte (cauda verticillata); cet animal, qui porté encore le nom de
dab ou dsab, a environ 35 à 40 centimètres de long, et 10 à 42 de large sur le dos; il ne boit pas d'eau; ses
écailles sont dentelées, sa peau jaunâtre et ses formes assez agréables à la vue; non venimeux; très vif;
ovipare.
2.
Anakah (hérisson). D'après la version anglaise, ce serait le furet; d'après Bochart, l'espèce de
lézard tacheté, appelée par Pline stellio; d'autres (le docteur James), remontant à l'étymologie du mot
hébreu, qui indique un cri plaintif ou un grognement, pensent à la grenouille; Hasselquist, au lézard du
Nil; Harris, au lézard gecko, couvert de taches rouges, et dont le cri aigu lui aurait valu son nom
égyptien, et aux Indes celui de tockaï, qui correspondent à la signification du nom hébreu; Winer enfin
voit l'anakah dans l'ouaral ou guaral des Arabes: laid, méchant, venimeux, redoutable, long de 80
centimètres, il ne craint ni le crocodile, ni les plus gros serpents; sa peau est brun-rouge, semée de taches
noires; sa force a fait penser à plusieurs auteurs (Bochart, Léon l'Africain, Harris) qu'on devait le voir
dans l'animal nommé en hébreu co'ach, qui signifie force; mais cette étymologie n'est pas une preuve
absolue, car, ainsi que l'ont déjà démontré Michaélis et Rosenmuller, le nom de co'ach peut avoir encore
d'autres significations.
3.
Co'ach (crocodile); les Septante et l'anglais, caméléon; Harris, guaral; Winer le traduit par lézard
stellion: brun, avec des taches, les unes blanches, les autres noires; le corps est plus court que la queue,
qui a 10 centimètres de long.
— Voir: ci-dessus #2.
4.
Letaah (lézard); Vulgate, stellion; tous les interprètes reconnaissent que c'est une espèce de
lézard, mais ils varient sur l'espèce. Winer, d'après Castellion, y voit la salamandre, de 9 ou 10
centimètres de long, large de trois, noire et tachetée de raies jaune-orange, avec deux rangs de glandes sur
le dos, qui suintent une humeur laiteuse suffisante pour éteindre un très petit feu; de là la fable de la
salamandre qui peut vivre dans le feu. D'après Bochart, ce serait une autre espèce de lézard, venimeux, et
qui peut se coller à la terre de manière à ce qu'on ne puisse l'en arracher qu'avec beaucoup de peine (de
l'arabe atah).
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