Page 754 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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produire un même effet, alors même qu'ils ont été séparés dans l'action. Seul il donne avec quelques
détails l'histoire de l'adoration des mages, avec quelque suite le sermon sur la montagne, avec un plan
déterminé les paraboles du royaume; beaucoup plus que les autres il cite l'Ancien Testament. Comme on
l'a dit ailleurs, Matthieu a un caractère moins universel, moins catholique que saint Luc, et il arrête la
généalogie du Sauveur à Abraham au lieu de la faire remonter à Adam; il est moins homme qu'il n'est
Juif. La grandeur n'est pas pour cela étrangère à son récit; au contraire; il cherche partout l'esprit, et
s'embarrasse peu des détails et de la forme; les faits ne sont pour lui que l'accessoire de la pensée, et
souvent il est bref là où les autres évangélistes ne craignent pas d'être abondants. Partout il est plein de la
grandeur de son maître, et il la comprend d'autant mieux qu'il la cherche dans le ciel et non point sur la
terre; il contraste avec le messianisme charnel de ses compatriotes qui attendaient un roi comme en ont
les autres peuples, mais il ne s'élève pas au spiritualisme de saint Jean, que les anciens avaient appelé
l'évangile spirituel par opposition à celui de saint Matthieu qui était pour eux l'évangile corporel; non
point qu'ils le missent au-dessous, ou qu'ils lui refusassent l'inspiration divine, mais comme en Christ il y
avait deux natures, et qu'on pouvait l'envisager sous diverses faces, ils désignaient ainsi le point de vue
différent auquel s'étaient attachés ces deux évangélistes; Matthieu a dit la vie du Sauveur, il est
essentiellement historien.
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MÉCHONA,
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ville de la tribu de Juda, Néhémie 11:28; peut-être le bourg de Méchanus dont parle Jérôme, qui était situé
entre Éleuthéropolis et Jérusalem.
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MÉDAD,
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— Voir: Eldad.
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MÉDÉBAH,
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ville frontière de la tribu de Ruben, Josué 13:16. Les Hébreux l'avaient prise sur les Hammonites, mais elle
avait d'abord appartenu aux Moabites, qui la reconquirent plus tard, Nombres 21:30; 1 Chroniques 19:7;
Ésaïe 15:2. Eusèbe la place dans les environs d'Hesbon et Burckhardt en a encore trouvé les ruines à 8
lieues de cette ville.
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MÉDECINE.
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La première fois que cet art est mentionné dans l'Écriture sainte, c'est Genèse 50:2, en parlant du corps de
Jacob que Joseph fit embaumer par les médecins: l'Égypte, alors la terre classique de toute les sciences,
était célèbre dans le monde païen par ses secrets merveilleux, et par l'habileté de ses jongleurs, de ses
prêtres et de ses médecins, à guérir les malades ou à les embaumer s'ils venaient à mourir, Hérodote 2, 84.
Odyss. 4, 229. Diod. de Sicile, 1, 82. Les Hébreux, et Moïse en particulier, pendant le séjour d'Égypte,
avaient pu s'initier aux connaissances égyptiennes, et ils en avaient profité; l'on voit par Exode 21:19,
qu'ils étaient plus ou moins en état de soigner toutes sortes de maladies, naturelles ou accidentelles, et
quelques auteurs ont voulu même attribuer à la science de Moïse ses préceptes sur le flux, la lèpre, les
animaux purs ou impurs, etc. Dans le principe la médecine était surtout chirurgicale, se renfermant
presque exclusivement dans le traitement des plaies, blessures ou affections extérieures; il y avait déjà
depuis longtemps des sages-femmes pour aider de laborieux enfantements, Exode 1:15, et l'on peut croire
que l'étude de cette inévitable souffrance avait commencé avec les douleurs elle-mêmes. Plus tard, les
médecins hébreux, parmi lesquels on comptait plusieurs prophètes, continuèrent de pratiquer, en le
perfectionnant, l'art de soigner les blessures, 2 Rois 4:21; 5:10; 8:7,9,29; 9:15; 20:7; Ésaïe 1:6; 38:1; sq.
Ézéchiel 30:21; ils y joignirent la médecine proprement dite, le traitement des maladies internes, même
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