Page 755 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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des maladies de l'esprit, 2 Chroniques 16:12; 1 Samuel 16:16, mais sans donner à cette difficile science un
bien grand développement. L'emploi des médecins, assez rare avant l'exil, 2 Chroniques 16:12; Jérémie
8:22, fut plus fréquent dans la suite, Marc 5:26; Luc 4:23; 5:31; 8:43; les esséniens en particulier,
consacrèrent leurs loisirs soit à l'étude, soit au traitement des maladies. Le livre de l'Ecclésiastique (38:1-
3), tout en ramenant à Dieu la guérison du malade, professe un grand respect pour la médecine «que
Dieu a créée», dit-il. Les remèdes le plus ordinairement employés étaient l'huile, le baume, des bains, des
eaux thermales et des emplâtres, Jérémie 8:22; 46:11; 51:8; 2 Rois 20:7; 5:10; Luc 10:34; Jean 5:2. Flavius
Josèphe, Antiquités Judaïques 17, 6, 5. Parfois aussi, dans la méfiance qu'inspirait encore un art si jeune et
si inexpérimenté, l'on avait recours à des devins ou magiciens, qui par leur rites superstitieux, leurs
amulettes, leurs prières et leurs chants, devaient guérir les malades et notamment les possédés: c'est
probablement l'emploi de remèdes de ce genre qui attira sur Asa le blâme et la peine qu'il encourut, et qui
l'empêcha de se relever de son lit de maladie, 2 Chroniques 16:12; cf. 2 Rois 5:11; Jérémie 8:17. Une espèce
de police de santé est instituée, Lévitique 13 et 14, contre la lèpre, et l'exercice en était confié aux prêtres;
ils n'étaient pas chargés de guérir ou de nettoyer, mais d'inspecter et de constater la présence ou la
guérison de cette hideuse maladie, Luc 17:14. D'autres prescriptions sanitaires étaient également établies
par Moïse, relatives soit à la nourriture, soit aux purifications. D'après Lightfoot, un médecin particulier
(medicus viscerum) aurait été attaché au service du temple, à cause des fréquentes indispositions et des
refroidissements auxquels étaient exposés les prêtres, qui devaient remplir leurs fonctions nus-pieds.
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MÉDIE, Mèdes.
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Cette contrée, qui porte, dans l'Écriture sainte, le nom du troisième fils de Japhet, tirait son nom, suivant
les Grecs, de Médus, fils de Médée, qui fut femme d'Égée, roi d'Athènes. Obligée de fuir l'Attique, parce
qu'on découvrit les embûches qu'elle dressait à Thésée, elle se retira dans le pays qu'on appelait alors plus
particulièrement Asie, et donna le nom de Médes à ses habitants. La Médie n'a pas toujours eu les mêmes
limites: ses défaites et ses victoires ont quelquefois apporté, dans son étendue, de notables changements.
Elle touchait au nord à l'Arménie, dont elle était séparée par l'Araxe, et bordait ensuite le rivage
méridional de la mer Caspienne; à l'orient, était l'Asie proprement dite; au midi, la Perse et la Susiane; au
couchant, l'Assyrie; elle était comprise entre les 34-40° latitude nord, et vers le 70° longitude. La partie
septentrionale, sur les cotes de la mer Caspienne, était humide, froide, malsaine; une chaîne de
montagnes qui rejoignait plus loin l'Anti-Taurus, la séparait du reste de la Médie. Une peuplade rude,
forte et indépendante, habitait ces demeures sauvages qui portent encore, de nos jours, le nom de
Masanderan ou Silan. Au sud, se trouvait la Médie Atropatène, séparée, à l'ouest, de l'Arménie par le
mont Caspius qui vient de l'Ararat, et resserrée, au sud et au sud-est, entre les montagnes de l'Oronte, qui
traversent toute la Médie. Cette contrée, maintenant presque tout l'Aderbidschan, renfermait un grand
nombre de plaines et de vallées fertiles et bien cultivées, dont le produit suffisait à l'entretien de ses
habitants; le nord seul était froid et improductif. Un troisième district, enfin, était la Grande Médie, au
sud-sud-est de l'Oronte, traversée par le mont Zagrius, qui la sépare de la Perse à l'ouest et au sud; des
déserts la bornent à l'est, et la mer Caspienne la met en communication avec l'Hyrcanie et les Parthes.
C'est un plateau élevé, mais riche en fertiles vallées et en gras pâturages; il jouit d'un climat tempéré,
salubre et serein; son nom actuel est Irak-Adshemi. Sa capitale était Ecbatane, q.v. Là se trouvaient aussi
Rages, ville bien connue par l'histoire du jeune Tobie, et les plaines de Nysa, célèbres par leurs nombreux
haras, d'où sortaient des chevaux très estimés qui servaient aux rois et aux grands de leur cour.
La Médie avait été d'abord une province de l'empire d'Assyrie. Divisés en six tribus ou peuplades, les
Mèdes avaient été de bonne heure assujettis par Ninus, qui en avait fait une satrapie assyrienne; mais,
après la destruction du premier empire assyrien par Arbace, ils s'affranchirent du joug; à l'esclavage
succéda la liberté, à la liberté la licence, et l'anarchie fit regretter au peuple le despotisme de ses rois.
Quelques historiens assurent qu'Arbace régna sur eux, mais il n'en est pas fait mention dans Hérodote,
qui dit, au contraire, qu'ils se donnèrent un roi de leur nation, et qu'ils élurent, à cet effet, un simple juge
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