Page 784 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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principaux éléments de son système. Pour les Juifs, il se fonde sur Romains 11:25; et Osée 3:5; si tous les
individus ne se convertissent pas, ce sera le cas au moins de la grande masse, et ainsi tout Israël sera
sauvé. Le chapitre 18 de l'Apocalypse: «Elle est tombée, la grande Babylone, etc.», lui semble prédire la
chute de Rome et du pape, et par conséquent la destruction de l'empire de l'antéchrist, bien qu'il puisse
en demeurer encore quelques restes épars et sans force. Enfin il croyait voir l'annonce de beaux jours
pour l'Église dans le chapitre 20 de l'Apocalypse: sans doute il ne pouvait pénétrer le sens obscur de ce
passage; mais il voyait bien clairement qu'il y était question d'un règne de mille ans de Christ avec ses
saints, règne qui évidemment n'avait point encore commencé, et qui était tout entier à venir: il ferait
partie du règne de la grâce sur la terre, et se terminerait par le passage au règne de la gloire. Il n'ose point
se prononcer sur la durée précise de cette époque, ni sur la nature de cette félicité, toutefois ce ne sera
point un règne terrestre et mondain; le règne de Christ n'est point de ce monde, bien qu'il doive avoir lieu
dans ce monde.
— Voir: Spener et son Époque, par Hossbach, traduction par Clément, p. 268, sq..
Presque toutes les difficultés dans l'examen de cette question viennent de ce que l'Apocalypse présente,
sous une autre forme que le reste des livres du Nouveau Testament, la doctrine de la fin de toutes choses,
et de ce qu'il répugne au sentiment naturel du chrétien d'associer un règne de Christ aux misères de ce
monde maudit. Il nous semble au contraire que la terre, qui toujours a suivi parallèlement l'histoire de
l'humanité, doit, comme elle, être en quelque sorte régénérée, convertie avant sa destruction (et elle le
serait par le règne de Christ), pour être rendue digne d'être renouvelée et de devenir éternelle, et passant,
comme l'homme, par la mort de la destruction qui marquera les derniers temps et le dernier jour.
Il importe de souligner que le Millénium est strictement la période de la grâce entre les deux avènements de Christ
dans laquelle Il règne comme Roi des rois dans le cœur de ses élus par la présence de son Saint-Esprit. Le Millénium
littéral d’un royaume terrestre est une fausse doctrine dangereuse qui s’oppose à la royauté actuelle de Christ. Ceux
qui désirent un royaume terrestre seront retranchés du Royaume Céleste et éternel qui sera manifesté pleinement
lors de la dernière apparition de Christ en ce monde.
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MILLET,
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plante qui doit avoir reçu son nom de son abondante et facile reproduction, parce qu'elle rend beaucoup
plus que toute autre, et qu'un épi peut porter sinon mille grains, au moins un nombre très considérable
(Martin, Lexic. étym.). Il est encore, selon Niebuhr, très abondant en Égypte et dans l'Arabie Heureuse, où
il forme la nourriture la plus ordinaire des pauvres, mais il est si désagréable au goût que ce voyageur lui
préfère de beaucoup le pain d'orge; on l'appelle durra. On a cru le reconnaître dans le dochan d'Ézéchiel
4:9, et dans le nisman d'Ésaïe 28:25. Il est probable, en effet, que par dochan il faut entendre une espèce de
millet (holcus dochna L.) qui atteint une hauteur de 2 à 3 mètres, et dont les grains, à peu près semblables
au riz, donnent une farine peu délicate; on en fait la moisson au commencement de novembre. Mais le
passage d'Ésaïe est moins facile à comprendre; quelques auteurs ont voulu lire sésame au lieu de nisman,
et l'on a fait plusieurs hypothèses de ce genre; d'autres, prenant nisman pour un nom de plante, l'ont un
peu au hasard traduit par millet, et lisent à la fin du verset: «ne sème-t-il pas dans sa terre du froment, de
l'orge, du millet et de la vesce, chacun en sa place;» nos versions sont meilleures, elles regardent nisman
comme un adjectif pris adverbialement, et elles portent «l'orge en son lieu assigné.» Ce verset rappelle les
soins minutieux que les Orientaux donnaient à l'agriculture; le laboureur met le blé en ligne, l'orge à sa
place, et l'épeautre pour bordure.
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MINES.
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1.
Bien que les montagnes de la Palestine fussent riches en divers métaux, il ne paraît pas que les
Hébreux en aient jamais fait une exploitation régulière, et maintenant encore, on ne trouve aucune trace
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