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qui s'y rattachent étant éparses dans les divers livres du Pentateuque), nous
nous y arrêterons quelques instants pour grouper et résumer les principales
dispositions relatives à ce point capital des institutions mosaïques.
1°
Les choses offertes pouvaient appartenir soit au règne végétal, soit au règne
animal; les premières, non sanglantes, portaient le non) d'offrandes; les autres,
celui de sacrifices proprement dits. Le sel, substance minérale, emblème de la
pureté, accompagnait nécessairement les unes et les autres.
Les offrandes végétales consistaient principalement en fleur de farine, farine
fine, gâteaux, huile, et en vin ou cervoise, à l'état naturel ou fermenté. Ces
offrandes, solides et liquides, étaient presque toujours réunies; souvent même
elles étaient ajoutées, comme complément, aux sacrifices des victimes (Nomb.,
XV, 5-11; XXVIII, 7-15. Lév., XIV, 10-21; cf. Philip., Il, 17). - Les libations
païennes n'étaient pas sans analogie avec les usages des Hébreux (Iliade, 1,
462. Enéide, VI, 251); il y avait cependant aussi de grandes différences,
spécialement dans le rôle que le vin et le sang remplissaient dans les sacrifices
(Sall., Catil., sec. 32. Ps. XIV, 4. Zach., IX, 7).
Les animaux offerts étaient des boeufs, des boucs et des brebis; tous devaient
être sans défaut et sans tache, âgés de plus de huit jours et de moins de trois
ans. On offrait aussi quelquefois des tourterelles (Exode, XXII, 20; XII, 5. Lév.,
IX, 3). Les poissons et les sacrifices humains étaient expressément défendus
(Lév., XVIII, 21; XX, 25).
2°
Les sacrifices devaient toujours être offerts dans la cour principale qui
entourait le sanctuaire, et du côté de la porte d'entrée (Lév., XVII, 1-9. Deut.,
XII, 5-7). Quelquefois cependant., et par exception, des sacrifices ont été
présentés en d'autres lieux (Juges, Il, 5. 1 Sam., VII, 17; IX, 12. 1 Rois, XVIII,
19-32).
3°
Quant à leur signification morale, on peut distinguer les sacrifices en deux
classes principales: les uns étaient offerts en témoignage de reconnaissance et
d'actions de grâces, les autres en expiation pour le péché! Pour les premiers on
présentait ordinairement des offrandes végétales, pour les seconds des
victimes, symboles du grand sacrifice par lequel ont été réellement expiés les