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VIII, 1; IX, 1, 24; X, 14, 23; XI, 2, 17, 23, 27; XII, 1, 31; XIII, 1, 13; XIV, 1,
34, 36; XV, 1, 12-20, 35, 51; XVI, 1, 5, 10, 12, 13, 15, 17, 19, 21, 23.
§ 177. Seconde aux Corinthiens (Macédoine, an 57).
- Peu de temps
après avoir écrit la première épître, Paul quitta Ephèse et vint à Troas. Il
espérait y rencontrer Tite (qu'il avait envoyé à Corinthe), et apprendre par
lui où en était l'Eglise et quels effets avait produits sa première lettre (II, 12).
Mais ne l'ayant pas trouvé, il poursuivit sa route jusqu'en Macédoine, où
son anxiété fut dissipée par l'arrivée et le rapport de son disciple. Tite lui
apprit que ses fidèles avertissements avaient causé aux chrétiens de
Corinthe une sainte tristesse et réveillé leur attention sur la convenance de
maintenir la discipline dans l'Eglise. A côté de ces faits réjouissants, il s'en
trouvait d'autres d'un caractère plus pénible. Le parti formé par les faux
docteurs méconnaissait encore son autorité apostolique et suspectait ses
intentions et sa conduite; il exploitait même sa première lettre pour porter
des accusations contre lui, disant qu'il n'avait pas tenu la promesse qu'il
avait faite de venir les voir, et qu'il s'était servi, en écrivant, d'un style
impératif peu en rapport, prétendaient-ils, avec la bassesse de sa personne
et de son langage.
Ce fut sous le coup des vives et diverses émotions causées par ces nouvelles
que l'Apôtre écrivit cette seconde épître, dans laquelle les paroles
d'exhortation et d'amour se mêlent à la censure et même aux menaces. Il
l'envoya par Tite et par d'autres disciples, dans l'intention, du reste, de les
rejoindre bientôt, comme il paraît qu'il le fit en effet. Cette lettre avait pour
but de hâter l'oeuvre des réformes, d'établir plus pleinement encore son
autorité en présence des objections et des prétentions des faux docteurs, et
de préparer les Corinthiens à sa visite projetée; il espérait aussi trouver
leurs discordes apaisées, et les contributions qu'ils avaient promises en
faveur des frères affligés toutes prêtes (VIII, 18; IX, 3, 5; X, 2, 11; XIII, 1, 2,
10).
Quoique cette épître et la précédente soient remplies de détails sur les
circonstances particulières de l'Eglise de Corinthe, elles n'en sont pour cela
ni moins importantes ni moins instructives. Elles contiennent, en effet, des
directions et des avertissements appropriés à la plupart des circonstances
ordinaires de la vie, directions qui n'auraient pas aussi bien trouvé leur
place dans un discours plus général sur les grandes doctrines et les devoirs
du christianisme. Nous y trouvons des principes et des règles d'une