Page 734 - LE MANUEL DE LA BIBLE

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application universelle, principalement quant à la marche à suivre en ce qui
concerne les dissensions et les autres maux qui peuvent surgir dans
l'Eglise; de même encore quant à la pratique du devoir important de la
libéralité
chrétienne.
Les principaux points traités dans cette épître sont les suivants:
Après avoir exprimé sa reconnaissance envers Dieu pour les consolations
qu'il lui procure au milieu de ses souffrances qu'il endure pour la cause de
Christ, l'Apôtre expose les motifs qui ont retardé sa visite à Corinthe. Il
s'occupe ensuite du pécheur scandaleux contre lequel la discipline avait dû
être exercée; puis, à cause de sa repentance, il exhorte les fidèles à le
réintégrer dans leur communion (I, 12; II, 13).
Il fait ensuite mention de ses travaux dans le service de l'Evangile, et des
succès qu'il a obtenus, ainsi que de ses relations personnelles avec les
Corinthiens. De là il est amené à parler des différences qui existent entre le
ministère de l'ancienne alliance et celui de la nouvelle; et il montre que la
gloire du dernier est supérieure à celle du premier (chap. III). Il décrit les
principes et les motifs par lesquels lui et ses frères ont été poussés à remplir
leur ministère au milieu de grandes afflictions et tribulations, et exhorte les
Corinthiens à ne pas compromettre la grande cause de l'Evangile en
négligeant la discipline chrétienne et la pureté des moeurs (IV à VII).
Puis, reprenant un sujet déjà traité dans sa première épître, il leur
recommande, avec une ardeur persuasive, la collecte en faveur des pauvres
d'entre les saints de Jérusalem, et montre les nombreux et divers avantages
attachés à la réciprocité de semblables services (VIII et IX).
Il défend son autorité apostolique contre les insinuations des faux
docteurs, et met en parallèle (quoique avec une répugnance évidente), d'une
part ses propres dons, ses travaux et ses souffrances; de l'autre, le caractère
et la conduite de ceux qui lui font opposition (X et XI). - Comme preuve de
sa mission divine, il en appelle aux visions et aux révélations dont il a été
favorisé (XII, 1-11); il démontre la franchise, la sincérité et le
désintéressement de toute sa conduite; et, après quelques exhortations
affectueuses à l'examen de soi-même, à l'amour et à la sainteté, il termine
l'épure par la prière et la bénédiction (XII, 11-21; XIII).
Lisez et comparez: I, 1, 3, 8, 12, 15, 23; II, 5, 12, 14; III, 1, 4, 12; IV, 1, 3, 7,
12; V, 5, 11, 16, 20; VI, 1, 11, 14; VII, 1, 2, 5, 11, 13; VIII, 1, 16; IX, 1, 6; X,
1, 7, 12; XI, 1, 5, 13, 16; XII, 1, 14, 19; XIII, 1, 5, 11, 14.
Voyez Monneron, Analyse et paraph. des deux ép. aux Corinth.