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trouve dans Zeroastes le nom de Zoroastre (CLERICUS, tome II,
De
Chaldoeis
, ch. 2, p. 194). En lisant le Dr. Wilson, on verra qu'un Zoroastre
existait avant celui du règne de Darius Hystaspes (
Religion Parsie
). Dans
l'histoire il y a plusieurs allusions au Zoroastre de Bactrie, mais la voix de
l'antiquité déclare que le grand Zoroastre était en Assyrie ou Chaldée où il
fonda le système idolâtre babylonien : c'était donc Nemrod. Il périt de mort
violente, comme Nemrod, Tammuz ou Bacchus. L'identité avec Bacchus est
montrée par l'épithète Pyrisporus dans les
Hymnes orphiques
. Ashta signifie
feu et femme en chaldéen, et comme les rites de Bacchus ressemblaient au
culte du feu, Zero-ashta signifia
"par la semence du feu"
: d'où l'épithète
Pyrisporus ou Ignigena, enfanté par le feu, appliquée à Bacchus. De cette
corruption du sens de Zero-ashta, vint l'histoire de Bacchus arraché aux
flammes qui dévorèrent sa mère Sémélé. Zoroastre était aussi connu par Zar-
adas, le seul rejeton. Les anciens païens confessaient un seul dieu sous le
nom de Zéro ou Zer, caractérisé par une épithète signalant son unicité et
reconnaissaient une seule semence, espérance du monde. On reconnaissait
aussi une grande déesse sous le nom d'Ashta ou Isha la femme. Le nom
Zarades ou Zaradus illustre la parole de Paul :
"Il ne dit pas : et à sa
postérité, comme s'il parlait de plusieurs, mais d'une seule qui est Christ."
. Le Parsisme moderne rejeta le culte de la déesse mère et le
nom de Zoroastre. En Zend, le grand réformateur est Zarathustra
i.e.
la
semence qui délivre. La dernière partie vient du chaldéen, nthsh, lâcher ou
laisser aller. Thusht est l'infinitif, et ra, en sanscrit, langue proche du Zend,
l'agent d'une action, comme
"er"
en anglais. Zarathustra ressemble donc à
Phoroneus, l'émancipateur.
WILKINSON, vol. IV, p. 395.
HUMBOLD,
Recherches Mexicaines
, vol. I, p. 228.
MALLET,
Antiquités du Nord
, Fab. IL p. 453.
LANSEER,
Recherches Sabéiennes
, p. 132, 134.
De E, la, nko écraser, et nahash, serpent
"E-nko-nahash"
. Le nom arabe de la
constellation,
"celui qui s'agenouille"
, est Al-Gethi, soit aussi
"celui qui
écrase"
.
COLEMAN,
Mythologie Indienne
, fig. 12, p. 31. Voir
POCOCKE,
L'Inde en Grèce
, p. 300.
SUIDAS, tome I, p. 1133-1134.