Page 54 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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Il est aussi parlé ailleurs de cuivre poli et brillant, et l'on croit que c'était le métal connu des Grecs et des
Romains sous le nom d'aurichalcum. Il y en avait de naturel et d'artificiel; ce dernier, appelé œs pyropum,
ou χαλκός χρυτοείδης par Aristote, était une sorte de cuivre jaune ou de laiton. L'aurichalcum naturel est
peu connu: les anciens ne nous ont laissé que des renseignements incomplets à cet égard; il paraît qu'il
avait l'éclat et la couleur de l'or, et la dureté du cuivre, et comme on le tirait des Indes, quelques savants
pensent que c'était notre platine; mais la chose est peu probable. Le trésor de Darius renfermait plusieurs
vases de ce métal.
— Voir: encore Esdras 8:27.
De nos jours il y a des savants qui croient que l'aurichalcum est un métal dont parle le voyageur Chardin
et dont il dit qu'il se trouve dans l'île de Sumatra, qu'il y est plus estimé que l'or, et que les rois seuls ont
le droit de le posséder: il tient le milieu entre l'or et le cuivre. Sa couleur est un rose pâle très fin; il se
laisse facilement polir et surpasse l'or en lustre et en éclat. Bochart et d'autres encore supposent que ce
métal est désigné, Ézéchiel 1:4,27; 8,2, par le mot chaldéen Hasmal (qui signifie composition d'or et de
cuivre), auquel le prophète compare la clarté lumineuse et brillante qu'il voyait dans sa vision céleste. Les
versions grecque et latine traduisent ce dernier mot par Electrum, qui désigne non seulement l'ambre
jaune, mais encore un métal composé d'or et d'argent, très estimé des anciens à cause de son éclat.
L'apôtre Jean, dans l'Apocalypse 1:15; 2:18, rend ce mot par Χαλκολίδανον, cuivre ardent, ou cuivre qui
brille comme s'il était ardent; Luther le rend par laiton, Bochart y voit une composition d'or et d'argent;
mais ces traductions ne sont que des hypothèses plus ou moins probables, et toutes les savantes
recherches que l'on a pu faire jusqu'à nos jours n'ont encore amené aucun résultat clair et satisfaisant sur
ce point.
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AJALON.
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1.
Ville de la tribu de Dan, assignée aux lévites descendants de Kéhath, Josué 21:24, près de Timnah
et non loin de Bethsémès, 2 Chroniques 28:18. Il paraît qu'elle demeura au pouvoir des Amorrhéens
jusqu'au temps de Hozias ou de quelque autre puissant roi de Juda. Les Philistins la reprirent sous Achaz.
Ce fut là peut-être que Saül cessa de poursuivre l'armée des Philistins, battue à Micmas; cf. Josué 19:42;
21:24; 1 Samuel 14:31. On pense que c'est au-dessus de cette ville que Josué commanda à la lune de
s'arrêter; elle devait être non loin de Haï et de Gabaon. Josué 10:12.
2.
Ville de Benjamin, à 5 ou 6 kilomètres environ à l'est de Béthel (Eusèbe); elle fut fortifiée par
Roboam. 2 Chroniques 11:10.
3.
Dans Zabulon, sépulture d'Élon, juge d'Israël. Juges 12:12.
Quelques-uns comptent une quatrième ville de ce nom en Éphraïm près de Sichem; mais nous pensons
que cette ville n'est autre que la première qui serait tombée entre les mains des Éphraïmites, cf. Josué
21:24, avec 1 Chroniques 6:69.
— Vallée d'Ajalon, espèce d'enfoncement dans le plateau d'Éphraïm, se dirigeant de l'est à l'ouest, long
d'environ 18 kilomètres et large de 9. Cette vallée, près de Gabaon, est celle sur laquelle la lune s'arrêta au
commandement de Josué.
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AKIS.
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1.
Roi de Gath, auprès de qui David se réfugia par deux fois. La première fois, il contrefit l'insensé
afin de donner le change aux officiers philistins qui paraissaient avoir reconnu en lui le vainqueur de
Goliath et le héros d'Israël, 1 Samuel 21:10-15; la seconde fois, toujours en fuite, il revint avec 600
hommes, et Akis, sur sa demande, lui donna Tsiklag pour demeure. David y passa seize mois en paix
avec les Philistins, mais faisant des excursions continuelles sur les terres de leurs amis. Il devait même
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