rapports proprement religieux, si déjà ils ne l'étaient pas par eux-mêmes. Ce témoignage invoqué était
habituellement représenté par des pierres; tantôt ces pierres étaient carrées, alors elles étaient le symbole
reconnu de l'univers; tantôt elles étaient non taillées, et elles représentaient davantage l'œuvre de Dieu:
dans ce dernier cas elles étaient tout ensemble un témoignage rendu à Dieu, et un témoignage venant de
Dieu. Dans l'un et dans l'autre cas, les cieux ou la terre étaient invoqués en témoignage. Ces pierres
donnaient à entendre que celui qui est l'auteur de la création devait être le Dieu du témoignage, l'auteur
des serments, le Dieu par lequel on devait jurer, cf. Philippiens 2:10-11; Apocalypse 5:8, etc., Josué 24:22,
et Deutéronome 27:9. Celui qui érigeait une telle pierre faisait donc un acte de foi, et il en usait comme
d'un gage de sa propre fidélité. C'est pourquoi aussi Dieu, voulant donner à son peuple, au sujet de son
alliance avec lui, un gage (ou un témoin) de sa propre fidélité, il employa pour signe dans le second
temple une pierre carrée (Théod. Hasæns, de lapide fundamenti, dans le Thésaurus Ugolini. t. VIII), et
dans le premier deux tables de pierre, qui sans doute, sous une forme appropriée aux circonstances,
représentaient ces cieux et cette terre où Dieu a partout écrit de son doigt le témoignage, c'est-à-dire sa loi.
Le nombre sept avait une place sacrée parmi les symboles destinés à la consécration du serment. Il
représente le monde dans sa durée; mais cette durée, elle est envisagée elle-même dans son rapport avec
le témoignage de Dieu. De là l'emploi de ce nombre dans notre cas; Hérodote 3, 8; Genèse 21:30. Christ
comme témoin est également représenté par une pierre à sept yeux, Zacharie 3:9; cf Apocalypse 5:6.
Enfin la consécration des alliances, en tant que ces alliances sont un lien et une communion établis entre
plusieurs, ne se célébrait point d'après des rites religieux, si les rapports fondés sur ces alliances n'étaient
eux-mêmes essentiellement religieux. Ainsi aucun sacrifice, aucune libation, aucune participation à la
victime, aucun signe d'une consécration personnelle n'accompagnait une alliance purement humaine. Les
cérémonies païennes, par exemple celles des Grecs (Iliad. III, 251), celles des anciens Arabes (Hérodote 3,
8), celles des Scythes (Hérodote 4, 70; comp. Sali. Cat. 22), celles des Lydiens et des Mèdes consistaient
toutes au contraire dans une participation des contractants à la victime (Iliad. III, 273), ou dans une
corrélation établie mystiquement entre eux par la communication de leur propre sang (Hérodote 1, 74).
L'un et l'autre étaient défendus à l'Israélite; boire le sang lui était interdit, le sacrifice appartenait au
temple.
L'usage de partager un animal en deux moitiés, et de passer entre elles, fut commun à plusieurs peuples
de l'antiquité. De là sont venues, en hébreu, les expressions Berith (partage), Karath Berith (partager);
mais rien ne prouve que les mots foedus icere, ferire, percutere, et δρκια τέμνειν, en soient également
déduits (voyez cependant le passage de l'Iliade cité plus haut). Quoi qu'il en soit, rien ne nous oblige à
voir dans ce rite un sacrifice proprement dit, plutôt qu'un acte symbolique et solennel dont le sens a été
indiqué, lequel paraît certain à l'égard des Juifs: rien ne prouve qu'il en fût autrement chez les autres
nations (Hérodote 2, 139; 7, 39; comp. Liv. 1, 24. Sophonie Aj. 1177, sq.). Cela explique pourquoi nous ne
trouvons rien de pareil dans la consécration des alliances de Dieu avec son peuple, et pourquoi encore ce
signe n'était point un signe de réciprocité, et s'employait seulement quand l'une des parties était sommée
par l'autre de donner un témoignage figuratif des engagements qu'elle contractait, Genèse 15:8.
De là dérivent néanmoins certaines formules d'imprécation ou de malédiction, qui pourtant ne
contredisent en rien ce que nous venons d'avancer, puisqu'elles démontrent justement que l'animal
partagé ne figurait que l'une des parties du contrat, Jérémie 34:19.
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ALLON-BACUTH,
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Genèse 35:8, chêne sous lequel fut ensevelie Débora, nourrice de Rébecca; son nom signifie chêne des
pleurs.
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ALMODAD,
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